LE CAIRE, 7 octobre (Xinhua) -- De hauts responsables diplomatiques et du renseignement du Qatar et de la Turquie doivent rejoindre mercredi en Egypte les négociations en cours sur un cessez-le-feu à Gaza, alors que les médiateurs s'efforcent de mettre fin à ce conflit dévastateur.
Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, se rendra dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, pour participer aux pourparlers, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères.
Selon le porte-parole du ministère Majed al-Ansari, la participation du chef du gouvernement intervient à un "moment critique des pourparlers", soulignant la détermination des médiateurs à parvenir à un accord.
Parallèlement, le directeur de l'Organisation nationale du renseignement turque, Ibrahim Kalin, devrait également prendre part aux négociations, a rapporté l'agence semi-officielle turque Anadolu, citant des sources sécuritaires.
La participation de M. Kalin portera principalement sur la conclusion d'un cessez-le-feu, la facilitation d'un échange de prisonniers et la garantie de l'acheminement de l'aide humanitaire vers l'enclave.
Le cycle actuel de pourparlers indirects entre le Hamas et Israël, sous la médiation de l'Egypte et du Qatar, a débuté lundi à Charm el-Cheikh.
Les pourparlers se concentrent sur un plan en 20 points présenté par le président américain Donald Trump après sa rencontre avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou en septembre à la Maison Blanche.
Le plan prévoit un accord progressif échangeant cessez-le-feu contre libération des otages, le retrait des troupes israéliennes, la démilitarisation de Gaza et la mise en place d'une supervision internationale de la reconstruction et de la gouvernance du territoire après le conflit, en excluant explicitement le Hamas.
Par ailleurs, le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi et son homologue français Emmanuel Macron ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza, soulignant la nécessité d'une cessation immédiate des hostilités, de l'acheminement sans entrave de l'aide humanitaire et d'un échange d'otages et de prisonniers, selon un communiqué de la présidence égyptienne. Fin
