
(Xinhua/Ammar Safarjalani)
DAMAS, 6 octobre (Xinhua) -- Les autorités de transition syriennes ont annoncé lundi les résultats finaux des premières élections législatives du pays depuis la chute de l'ancien président Bachar el-Assad en décembre de l'année dernière, décrivant le processus comme transparent et inclusif malgré les défis.
Selon Mohammad Taha al-Ahmad, président du comité supérieur pour les élections à l'Assemblée populaire, 119 candidats ont été élus au Parlement par le biais du processus de vote. Il n'a toutefois pas précisé le nombre de suffrages que chaque candidat a recueillis.
Il a également souligné la nécessité de "personnes capables pouvant travailler et reconstruire" plutôt que de "quotas".
Dans le cadre d'un nouveau système temporaire, les deux tiers des 210 sièges parlementaires sont élus tandis que le tiers restant sera nommé par le dirigeant syrien Ahmed al-Charaa pour assurer une représentation équitable pour toutes les régions et tous les groupes sociaux pendant la période de transition de la Syrie.
Dans le même temps, Nawar Najmeh, porte-parole du comité, a noté lors d'une conférence de presse que les élections, qui se sont déroulées dans 49 circonscriptions, se sont distinguées par un "niveau élevé d'intégrité" et de "transparence" et que les résultats sont finaux et non susceptibles d'appel.
En raison de déplacements, de documents manquants et de défis logistiques, le processus électoral n'a pas adopté le mode de vote public direct, recourant plutôt à des organismes électoraux communautaires, qui, selon le porte-parole, "n'ont aucun rapport" avec le tiers des sièges parlementaires qui doivent être désignés par Ahmed al-Charaa.
M. Najmeh a par ailleurs indiqué que les élections n'ont pas pu être tenues dans les gouvernorats de Raqqa, Hassaké et Soueïda en raison des conditions de sécurité, tout en exprimant des préoccupations concernant la faible représentation des femmes lors des élections.
Selon le porte-parole, le rôle du nouveau parlement sera de "servir de plate-forme officielle pour le dialogue national", de soutenir le gouvernement et de surveiller ses performances pendant la période de transition. Fin
