NEW YORK (Nations Unies), 28 septembre (Xinhua) -- Stéphane Dujarric, porte-parole principal du secrétaire général de l'ONU, a indiqué vendredi que Jesse Walters, présentateur de la chaîne américaine Fox News, s'était excusé pour ses propos suggérant que l'ONU devrait être "bombardée".
M. Watters s'était exprimé ainsi mardi pendant l'émission Jesse Watters Primetime alors qu'il discutait du discours du président américain Donald Trump devant les dirigeants mondiaux au Débat général de la 80e Assemblée générale des Nations Unies (AGNU). Il a tenu ces propos après que M. Trump a rencontré des problèmes techniques avec un escalator et un prompteur au siège de l'ONU.
"Nous devons soit quitter l'ONU, soit la bombarder... ou peut-être la gazer... Nous devons la détruire", a déclaré le présentateur pendant son émission.
Après que l'ONU a contacté Fox News au sujet de ces propos, M. Watters a adressé des excuses privées à Melissa Fleming, secrétaire générale adjointe de l'ONU en charge de la communication globale.
M. Dujarric a souligné lors d'un point de presse qu'un tel langage était inacceptable. "Il n'y a rien de drôle ou d'ironique dans le fait d'appeler à bombarder, gazer ou détruire ce bâtiment", a-t-il dénoncé.
Concernant les problèmes techniques, l'ONU a confirmé que l'escalator avait cessé de fonctionner après que M. Trump et la Première dame Melania Trump ont posé les pieds dessus car un caméraman de la Maison Blanche a probablement activé le mécanisme de sécurité, entraînant l'arrêt de l'escalator. Un responsable onusien a également fait savoir que le prompteur était géré par la Maison Blanche, selon l'agence de presse Reuters.
"Si quelqu'un à l'ONU a intentionnellement arrêté l'escalator quand le président et la Première dame sont montés dessus, il doit immédiatement être renvoyé et faire l'objet d'une enquête", a écrit mercredi sur le réseau social X la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
Le Débat général de la 80e AGNU a officiellement débuté mardi au siège de l'ONU à New York. Près de 150 chefs d'Etat et de gouvernement ont participé à la semaine de haut niveau de l'AGNU. Fin
