TEHERAN, 20 septembre (Xinhua) -- Le plus haut organe de sécurité iranien a annoncé samedi que la coopération du pays avec l'agence de surveillance nucléaire des Nations Unies serait "effectivement" suspendue suite au vote du Conseil de sécurité de l'ONU contre le maintien de la levée des sanctions internationales contre Téhéran.
Cette déclaration émane du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) de l'Iran, qui détaille les conclusions d'une réunion présidée par le président Massoud Pezeshkian.
Au cours de cette réunion, le CSSN a discuté de ce qu'il a qualifié d'actions "irréfléchies" de la France, du Royaume-Uni et de l'Allemagne -- collectivement connus sous le nom d'E3 -- concernant le programme nucléaire iranien. Le conseil a déclaré que la coopération de Téhéran avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) serait effectivement suspendue en réponse aux actions des pays européens, malgré la coopération continue de l'Iran avec l'agence et les propositions visant à résoudre la question nucléaire.
Le CSSN a chargé le ministère iranien des Affaires étrangères de poursuivre les consultations afin de préserver les intérêts nationaux conformément aux décisions du conseil.
Vendredi, le Conseil de sécurité des Nations Unies n'a pas adopté une résolution visant à prolonger l'allègement des sanctions contre l'Iran dans le cadre de l'accord nucléaire de 2015, officiellement connu sous le nom de Plan d'action global commun (PAGC). Le mois dernier, les E3 ont déclenché le mécanisme de "snapback" de l'accord, qui permet de réimposer les sanctions de l'ONU dans un délai de 30 jours si l'on juge que l'Iran agit en violation de l'accord. Les sanctions devraient entrer en vigueur plus tard dans le mois.
Le PAGC est sous pression depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018, ce qui a incité l'Iran à réduire progressivement sa conformité avec l'accord. Fin
