TEHERAN, 17 septembre (Xinhua) -- Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné mardi que son pays avait toujours considéré la diplomatie comme la seule solution à sa question nucléaire.
Lors d'un appel téléphonique mardi soir avec son homologue français Jean-Noël Barrot, il a réaffirmé que l'Iran était prêt à rechercher toute solution "juste et équilibrée" qui préserverait les intérêts communs, selon un communiqué publié mercredi par ses services.
Au cours de leur conversation téléphonique, les deux ministres ont souligné la nécessité de poursuivre les consultations et les contacts bilatéraux et ont aussi discuté des liens entre leurs pays, y compris des questions consulaires.
En ce qui concerne le déclenchement du mécanisme de "snapback" par les trois pays européens, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, collectivement connus sous le nom de E3, au Conseil de sécurité des Nations Unies pour rétablir les sanctions internationales contre l'Iran, M. Araghchi a estimé que cette mesure visait à faire monter la tension et la crise.
Il a redit la nature "pacifique" du programme nucléaire iranien et rappelé l'accord récent entre Téhéran et l'Agence internationale de l'énergie atomique sur la reprise de la coopération bilatérale.
Pour sa part, M. Barrot a dit s'inquiéter des tensions, soulignant l'importance de maintenir le dialogue et de revenir sur la voie diplomatique.
Le 28 août, les E3 ont notifié au Conseil de sécurité de l'ONU qu'ils avaient déclenché le mécanisme d'annulation prévu par l'accord nucléaire conclu en 2015 entre l'Iran et les puissances mondiales, ce qui laisse entrevoir la possibilité de rétablir les sanctions onusiennes contre l'Iran dans un délai de 30 jours.
Ce mécanisme est une clause de cet accord, officiellement connu sous le nom de Plan d'action global commun (PAGC), qui permet à des parties de réimposer toutes les sanctions internationales si l'Iran ne respectait pas l'accord.
L'Iran a signé le PAGC en juillet 2015 avec six pays : le Royaume-Uni, la Chine, la France, l'Allemagne, la Russie et les Etats-Unis. Dans le cadre de cet accord, Téhéran a accepté de limiter son programme nucléaire en échange d'un allègement des sanctions.
Les Etats-Unis se sont unilatéralement retirés du PAGC en 2018 et ont réimposé des sanctions, ce qui a incité l'Iran à réduire progressivement le respect de ses engagements nucléaires. Fin
