HEFEI, 19 mai (Xinhua) -- Queqiao-2, le satellite-relais de la Chine pour ses missions d'alunissage, est prêt à soutenir les futures entreprises d'exploration de la Lune par d'autres pays, selon le laboratoire d'exploration de l'espace lointain du pays.
Le satellite, qui a pris en charge les communications Terre-Lune pour la mission chinoise Chang'e-6 ayant récupéré des échantillons de la face cachée de la Lune, fournira des services de relais pour les missions lunaires de la Chine et d'autres pays, a déclaré le laboratoire lundi.
Lancé en mars de l'année dernière, Queqiao-2, ou Pont de pies 2, est équipé de trois charges utiles scientifiques : une caméra pour l'ultraviolet extrême, un imageur d'atomes neutres énergétiques à codage bidimensionnel et un système d'expérience d'interférométrie Terre-Lune à très longue base (VLBI).
Le satellite fonctionne de manière stable en orbite depuis 14 mois et effectue des tâches scientifiques, notamment l'imagerie à grande échelle du plasma terrestre et des couches de la magnétosphère, ainsi que des expériences VLBI dans le système Terre-Lune, selon le laboratoire.
La caméra pour l'ultraviolet extrême du satellite a capturé la première image globale de l'ionosphère à 83,4 nanomètres, fournissant des données cruciales pour l'étude de l'impact de l'activité solaire sur la plasmasphère.
Le système expérimental VLBI du satellite, en coordination avec le radiotélescope de Shanghai de 65 m, a étendu la ligne de base d'observation à 380.000 kilomètres et a observé avec succès des cibles de l'espace lointain, telles que la source radio A00235 et l'orbiteur Chang'e-6.
Queqiao-2 est appelé à jouer un rôle crucial dans les futures missions chinoises Chang'e-7 et Chang'e-8.
La Chine prévoit de lancer la mission Chang'e-7 vers 2026 afin d'explorer l'environnement et les ressources du pôle Sud de la Lune. La mission Chang'e-8, prévue vers 2028, mènera des expériences pour l'utilisation in situ des ressources lunaires. Fin
