BRUXELLES, 14 mars (Xinhua) -- Le pouvoir d'achat des Belges reste sous tension, selon le baromètre annuel de la consommation publié vendredi par Testachats à l'occasion de la Journée mondiale des droits des consommateurs.
Selon l'enquête menée auprès de plus de 3 000 répondants, en 2024, 44 % des ménages déclarent ne pas avoir de difficultés financières, en hausse de 3,8 points par rapport à 2023. Mais le stress financier touche 48 % des Belges, avec 8 % des sondés peinant à honorer leurs dépenses.
Concernant les dépenses essentielles à la qualité de vie, 33,2 % des Belges ont des difficultés à payer l'énergie et l'eau. 29 % ont des difficultés à faire face au coût d'un dentiste. 52,9 % des familles disent avoir des difficultés à payer leur principal voyage de vacances. Pour les restaurants et les cafés, le chiffre est de 45,9 %. Par ailleurs, 46,8 % déclarent que le coût de la voiture est le plus difficile à payer.
Les répondants trouvent que certaines dépenses sont devenus plus chers sur une base annuelle : l'entretien du logement (+5,8 %), les prêts hypothécaires (+5,1 %) et les activités extrascolaires(+4,4 %). En revanche, les prix de la viande, du poisson et des alternatives végétariennes ont baissé d'environ 5 %.
Les écarts régionaux persistent. L'indice de perception du coût de la vie est de 57,1 en Flandre, 54,6 à Bruxelles et 51,6 en Wallonie. Les consommateurs flamands se disent plus optimistes (55,9) que les Wallons (49,9).
Pour 2025, 37,7 % des répondants anticipent une dégradation de leur situation financière, tandis que 17 % prévoient une amélioration. Fin
