SEOUL, 20 février (Xinhua) -- La Cour constitutionnelle de République de Corée tiendra le 25 février la 11e et dernière audience du procès en destitution du président Yoon Suk-yeol.
Le président par intérim de la Cour a déclaré, lors de la 10e audience ce jeudi, que la prochaine audience aura lieu le 25 février à 14h heure locale (05h00 GMT). Les juges entendront alors les argumentations détaillées des représentants légaux de M. Yoon et de l'Assemblée nationale ainsi que la déclaration finale de M. Yoon.
Lors de cette 10e audience, M. Yoon est entré dans la salle d'audience à environ 15h heure locale (06h00 GMT) avant de partir cinq minutes plus tard. Son avocat a fait savoir que le président déchu estimait qu'il serait inapproprié pour lui d'assister au témoignage du Premier ministre destitué Han Duck-soo.
Au cours de l'audience, M. Han a affirmé que tous les membres du gouvernement étaient inquiets au moment des faits et qu'ils avaient tenté de dissuader M. Yoon de déclarer la loi martiale. Cela contredit le témoignage fait plus tôt par l'ancien ministre de la Défense, selon qui certains membres du gouvernement étaient d'accord.
Une réunion impliquant plusieurs ministres, qualifiée d'anormale par M. Han, a été organisée à la hâte avant que M. Yoon ne déclare la loi martiale.
M. Yoon est revenu dans la salle d'audience pour entendre les témoignages de Hong Jang-won, ancien premier directeur adjoint du Service national de renseignement, et Cho Ji-ho, commissaire général de l'Agence nationale de police.
Avant de se rendre à la Cour constitutionnelle, M. Yoon a participé à la première audience préparatoire du procès pénal intenté contre lui pour insurrection. Il est le premier président en exercice à être poursuivi au pénal. S'il est reconnu coupable d'être le meneur de cette insurrection, il encourt la peine de mort ou la prison à perpétuité.
M. Yoon a été appréhendé dans le bureau présidentiel le 15 janvier puis inculpé et placé en détention provisoire le 26 janvier.
Le président déchu a déclaré la loi martiale d'urgence dans la nuit du 3 décembre dernier, cependant celle-ci a été rejetée quelques heures plus tard par l'Assemblée nationale, dirigée par l'opposition.
La motion de destitution à l'encontre de M. Yoon a été adoptée par l'Assemblée nationale le 14 décembre. Elle a ensuite été transmise à la Cour constitutionnelle qui doit délibérer à ce sujet dans un délai de 180 jours, au cours duquel les fonctions de président de M. Yoon sont suspendues. Fin
