BEYROUTH, 13 février (Xinhua) -- Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a exprimé jeudi le "rejet absolu" de la demande d'Israël de rester dans cinq localités du sud du Liban au-delà de la date limite du cessez-le-feu fixée au 18 février, selon l'agence de presse officielle National News Agency.
"J'ai refusé de discuter d'une quelconque extension du calendrier de retrait. C'est aux Américains qu'il incombe de faire respecter le retrait ; sinon, ils causeraient le plus grand revers au gouvernement", a dit M. Berri à la presse dans le village libanais d'Aïn al-Tineh après avoir rencontré le général américain Jasper Jeffers, chef d'un comité de cinq membres chargé de la surveillance de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, en présence de l'ambassadrice américaine au Liban, Lisa Johnson.
"Si l'occupation (israélienne) se poursuit, l'avenir le dira. C'est la responsabilité de l'Etat libanais, et l'armée s'acquitte pleinement de ses tâches au sud du fleuve Litani. Quant à la zone située au nord du Litani, cette question relève du peuple libanais et d'une table de dialogue national pour discuter d'une stratégie de défense", a-t-il déclaré.
Selon la chaîne de télévision locale libanaise LBCI, M. Berri a rejeté le déploiement de forces étrangères sur les positions frontalières, soulignant que la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) et l'armée libanaise sont tout à fait prêtes à s'acquitter de cette tâche.
Plus tôt dans la journée de jeudi, Bloomberg a rapporté que le ministre israélien des Affaires stratégiques, Ron Dermer, a déclaré qu'Israël conservera le contrôle de cinq points stratégiques au Liban après la date limite.
Le radiodiffuseur public israélien KAN a ensuite rapporté que les Etats-Unis ont autorisé Israël à rester "dans plusieurs endroits" au Liban au-delà de la date limite. Le journal israélien Haaretz a écrit que les Etats-Unis n'ont pas encore décidé d'approuver ou de rejeter la demande d'Israël de retarder le retrait.
Le cessez-le-feu négocié par les Etats-Unis et la France, en vigueur depuis le 27 novembre 2024, prévoyait initialement un délai de 60 jours pour le retrait d'Israël du territoire libanais. Toutefois, en raison de retards, l'accord a été prolongé le 26 janvier jusqu'au 18 février, sur proposition des Etats-Unis.
Dans le cadre des conditions du cessez-le-feu, l'armée libanaise a été déployée le long de la frontière israélo-libanaise et dans le sud du Liban afin de maintenir la sécurité et de faire respecter l'interdiction des armes et des groupes armés au sud du fleuve Litani, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Fin
