Le FEM appelle à la coopération internationale, mettant en garde contre les barrières commerciales (SYNTHESE) - Xinhua - french.news.cn

Le FEM appelle à la coopération internationale, mettant en garde contre les barrières commerciales (SYNTHESE)

French.news.cn | 2025-01-25 à 02:22

Le FEM appelle à la coopération internationale, mettant en garde contre les barrières commerciales qui ne servent les intérêts de personne (SYNTHESE)

DAVOS (Suisse), 24 janvier (Xinhua) -- Face à l'incertitude mondiale sans précédent et à la montée du protectionnisme, la réunion annuelle 2025 du Forum économique mondial (FEM), qui a débuté lundi à Davos, en Suisse, a souligné le besoin urgent d'une économie mondiale ouverte et inclusive et d'une coopération internationale renforcée pour relever les défis économiques et assurer une reprise durable.

FAIBLE REPRISE ECONOMIQUE

L'économie mondiale semble prête pour une nouvelle année d'incertitude et de croissance inégale, selon les dernières Perspectives des économistes en chef du FEM, qui ont été rendues publiques avant la réunion annuelle.

D'après ces perspectives, 56% des économistes en chef interrogés s'attendent à ce que l'économie mondiale s'affaiblisse en 2025, contre seulement 17% qui prévoient une amélioration. En outre, les discussions clés de la réunion annuelle étaient dominées par des expressions comme "incertitude extrêmement élevée" et "à la croisée des chemins".

Le Fonds monétaire international (FMI) a publié le 17 janvier une mise à jour de ses Perspectives de l'économie mondiale, prévoyant une croissance économique mondiale de 3,3% en 2025 et en 2026. Ce chiffre est toutefois inférieur à la moyenne de 3,7% enregistrée entre 2000 et 2019.

AUX PROBLEMES MONDIAUX, SOLUTIONS MONDIALES

La coopération internationale a stagné en raison de l'aggravation des tensions géopolitiques et de l'instabilité, relève le Baromètre de la coopération mondiale 2025, publié le 7 janvier par le FEM.

S'adressant mardi à la réunion annuelle du FEM, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a noté que le monde est entré dans une nouvelle ère de concurrence géostratégique rude. "Nous devrons travailler ensemble pour éviter une course mondiale vers le bas, car il n'est dans l'intérêt de personne de briser les liens de l'économie mondiale", a-t-elle souligné.

Tout en reconnaissant le climat actuel de concurrence et les tendances au repli sur soi dans de nombreux pays, le président du FEM, Borge Brende, a réitéré que la coopération restait le seul moyen de relever les défis communs du monde. "Aux problèmes mondiaux, il faut trouver des solutions mondiales", a-t-il dit dans une interview accordée à Xinhua.

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a également lancé un avertissement sévère concernant les crises mondiales croissantes, dont la crise climatique et les divisions géopolitiques. Qualifiant ces défis de "boîte de Pandore de problèmes", M. Guterres a exhorté la communauté internationale à donner la priorité à la coopération. "En tant que communauté mondiale, nous devons être à la hauteur de ces responsabilités", a-t-il déclaré, faisant écho à l'appel du FEM à l'unité.

LIBRE-ECHANGE, NON AU PROTECTIONNISME

Le protectionnisme est apparu comme un sujet de préoccupation majeur à Davos. Les Perspectives des économistes en chef du FEM avertissent que l'augmentation des barrières commerciales et les conflits géopolitiques pourraient perturber durablement les modèles commerciaux. Plus de la moitié des économistes interrogés prévoient un avenir sombre, marqué par les barrières commerciales, l'explosion de la dette publique et une reprise inégale.

Le FMI a mis en garde contre les mesures unilatérales telles que les droits de douane, les barrières non tarifaires ou les subventions, qui pourraient nuire aux partenaires commerciaux et entraîner des représailles.

M. Brende a averti que le découplage aurait un impact négatif important sur l'économie mondiale. Il a exhorté tous les pays à engager le dialogue, à aborder les questions tarifaires de manière constructive et à éviter les pièges du découplage et du protectionnisme.

La directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala, a elle aussi exprimé sa vive opposition au protectionnisme. "Nous ne voulons pas de droits de douane. Nous ne voulons pas d'une guerre tarifaire", a-t-elle déclaré mardi à Davos.

"Cela ne profitera réellement à personne, ni aux Etats-Unis ni au reste du monde", a-t-elle fait remarquer. "Nous devons encore essayer de travailler ensemble pour nous assurer que les marchés restent ouverts et prévisibles."

Dans son discours prononcé à la réunion annuelle du FEM, le chancelier allemand Olaf Scholz a affirmé que l'Allemagne défendrait le libre-échange comme base de la prospérité, en coopération avec d'autres partenaires. Fin

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