Un ancien responsable américain de la santé critique Washington pour sa réponse initiale à la COVID-19

French.xinhuanet.com | Publié le 2021-08-12 à 11:26

WASHINGTON, 11 août (Xinhua) -- Un ancien responsable fédéral américain de la santé s'est exprimé mercredi pour critiquer la réponse de la précédente administration américaine à la pandémie de COVID-19, affirmant que des milliers de vies auraient pu être sauvées si Washington avait agi différemment dès le départ.

Il a affirmé avoir été licencié pour s'être opposé à la pression de l'ancien président Donald Trump en faveur d'un certain traitement contre la COVID-19.

"Des centaines de milliers de vies aux Etats-Unis et dans le monde entier auraient été sauvées, des gens seraient encore en vie aujourd'hui si notre gouvernement avait écouté la science, avait été honnête et sincère avec les Américains dès le début, leur avait expliqué le risque réel de ce virus et mis à disposition des outils ainsi que des informations et des messages clairs pour aider les gens à sauver leur vie et à se protéger contre ce virus", a déclaré Rick Bright, ancien directeur de la Biomedical Advanced Research and Development Authority (BARDA) sous l'administration Trump.

La BARDA fait partie du département américain de la Santé et des services humains (HHS), l'une des agences au centre de la réponse du gouvernement fédéral à l'épidémie de nouveau coronavirus.

"Si nous avions lancé des tests, une stratégie de test vraiment robuste à l'échelle nationale pour dire aux gens où se trouvait le virus et qui était infectés, si nous avions fait davantage pour préparer le déploiement de l'administration du vaccin lorsque celui-ci est devenu disponible", a poursuivi M. Bright, aujourd'hui président de la Fondation Rockefeller.

M. Bright, virologue qui a dirigé la BARDA entre 2016 et 2020, a fait ces remarques lors d'une interview accordée à la chaîne américaine d'information CNN.

Après sa révocation en avril dernier, M. Bright avait déposé une plainte en tant que lanceur d'alerte, prétendant avoir été évincé parce qu'il avait insisté pour que l'hydroxychloroquine, un médicament antipaludéen adopté par M. Trump comme traitement contre le nouveau coronavirus, fasse l'objet d'un examen rigoureux, et que l'administration avait fait passer "la politique et le copinage avant la science".

Lui-même ainsi que le HHS ont fini par retirer leur plainte en échange d'un accord financier qui l'a dédommagé pour les pertes, y compris le salaire, les avantages et les contributions à la retraite après son renvoi abrupt, a annoncé lundi son avocat.

L'administration de l'actuel président Joe Biden a également confirmé cette solution, remerciant M. Bright dans un communiqué publié par le HHS "pour son service public dévoué et pour les contributions qu'il a apportées à la lutte contre la pandémie de COVID-19 lorsqu'il était directeur de la BARDA".

Bien que le HHS sous Trump ait nié tout acte répréhensible, les allégations contenues dans la plainte de M. Bright font actuellement l'objet d'une enquête par le Bureau du conseiller spécial, qui protège les lanceurs d'alerte fédéraux. Fin

 
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Un ancien responsable américain de la santé critique Washington pour sa réponse initiale à la COVID-19

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WASHINGTON, 11 août (Xinhua) -- Un ancien responsable fédéral américain de la santé s'est exprimé mercredi pour critiquer la réponse de la précédente administration américaine à la pandémie de COVID-19, affirmant que des milliers de vies auraient pu être sauvées si Washington avait agi différemment dès le départ.

Il a affirmé avoir été licencié pour s'être opposé à la pression de l'ancien président Donald Trump en faveur d'un certain traitement contre la COVID-19.

"Des centaines de milliers de vies aux Etats-Unis et dans le monde entier auraient été sauvées, des gens seraient encore en vie aujourd'hui si notre gouvernement avait écouté la science, avait été honnête et sincère avec les Américains dès le début, leur avait expliqué le risque réel de ce virus et mis à disposition des outils ainsi que des informations et des messages clairs pour aider les gens à sauver leur vie et à se protéger contre ce virus", a déclaré Rick Bright, ancien directeur de la Biomedical Advanced Research and Development Authority (BARDA) sous l'administration Trump.

La BARDA fait partie du département américain de la Santé et des services humains (HHS), l'une des agences au centre de la réponse du gouvernement fédéral à l'épidémie de nouveau coronavirus.

"Si nous avions lancé des tests, une stratégie de test vraiment robuste à l'échelle nationale pour dire aux gens où se trouvait le virus et qui était infectés, si nous avions fait davantage pour préparer le déploiement de l'administration du vaccin lorsque celui-ci est devenu disponible", a poursuivi M. Bright, aujourd'hui président de la Fondation Rockefeller.

M. Bright, virologue qui a dirigé la BARDA entre 2016 et 2020, a fait ces remarques lors d'une interview accordée à la chaîne américaine d'information CNN.

Après sa révocation en avril dernier, M. Bright avait déposé une plainte en tant que lanceur d'alerte, prétendant avoir été évincé parce qu'il avait insisté pour que l'hydroxychloroquine, un médicament antipaludéen adopté par M. Trump comme traitement contre le nouveau coronavirus, fasse l'objet d'un examen rigoureux, et que l'administration avait fait passer "la politique et le copinage avant la science".

Lui-même ainsi que le HHS ont fini par retirer leur plainte en échange d'un accord financier qui l'a dédommagé pour les pertes, y compris le salaire, les avantages et les contributions à la retraite après son renvoi abrupt, a annoncé lundi son avocat.

L'administration de l'actuel président Joe Biden a également confirmé cette solution, remerciant M. Bright dans un communiqué publié par le HHS "pour son service public dévoué et pour les contributions qu'il a apportées à la lutte contre la pandémie de COVID-19 lorsqu'il était directeur de la BARDA".

Bien que le HHS sous Trump ait nié tout acte répréhensible, les allégations contenues dans la plainte de M. Bright font actuellement l'objet d'une enquête par le Bureau du conseiller spécial, qui protège les lanceurs d'alerte fédéraux. Fin

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