Les candidats à la présidence de l'Iran participent à un débat télévisé sur l'économie

French.xinhuanet.com | Publié le 2021-06-06 à 05:54

TEHERAN, 5 juin (Xinhua) -- Sept candidats à l'élection présidentielle iranienne ont participé samedi au premier débat diffusé par la télévision d'Etat.

Les sept participants ont répondu tour à tour à des questions portant sur l'économie nationale posées par un présentateur de télévision.

Ebrahim Raisi, actuellement chef du pouvoir judiciaire iranien et largement considéré comme le favori selon de différents sondages, a souligné l'importance d'éliminer les obstacles à la production, notamment en facilitant la délivrance de permis dans l'industrie.

Abdolnasser Hemmati, l'ancien gouverneur de la Banque centrale d'Iran (CBI) jusqu'au 30 mai, a protesté contre l'absence de candidats qui n'ont pas été acceptés par le Conseil des gardiens de l'Iran, et a affirmé être le seul candidat présidentiel possédant de solides connaissances économiques.

Mohsen Mehralizadeh, ancien vice-président de l'Iran sous l'ancien président réformateur Mohammad Khatami entre 2001 et 2005, a critiqué M. Raisi pour son manque présumé d'éducation formelle non religieuse.

Plusieurs candidats ont ensuite concentré leurs critiques sur M. Hemmati, membre de l'administration de l'actuel président Hassan Rouhani. Ils ont estimé que M. Hemmati devait être en partie responsable de la situation économique du pays.

Amir-Hossein Ghazizadeh Hashemi, membre conservateur du parlement iranien depuis 2008, a indiqué que la maîtrise de l'inflation était la tâche économique essentielle de la prochaine administration iranienne, et a déclaré qu'il réformerait le CBI, ainsi que le système fiscal iranien.

Alireza Zakani, directeur du Centre de recherche du parlement iranien, a critiqué M. Hemmati pour l'incapacité de l'administration iranienne à encaisser la dette d'un certain nombre de "méga-débiteurs", dans une situation de besoin urgent de fonds.

Mohsen Rezaei, officier supérieur du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran et actuel secrétaire du Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime, a critiqué M. Hemmati pour le manque de subventions en faveur des pauvres et pour un programme lancé en 2018 visant à fournir des devises étrangères abordables aux importateurs iraniens.

Saeed Jalili, diplomate conservateur et ancien négociateur nucléaire iranien, a souligné de son côté l'importance des convictions et de la volonté chez un président, et a accusé M. Hemmati de manquer de détermination pour agir afin de résoudre les problèmes du pays.

Un deuxième débat télévisé de trois heures avec les sept candidats à la présidence est prévu mardi, et un troisième le 12 juin.

Le vote pour le prochain président de l'Iran est prévu pour le 18 juin. Fin

 
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Les candidats à la présidence de l'Iran participent à un débat télévisé sur l'économie

French.xinhuanet.com | Publié le 2021-06-06 à 05:54

TEHERAN, 5 juin (Xinhua) -- Sept candidats à l'élection présidentielle iranienne ont participé samedi au premier débat diffusé par la télévision d'Etat.

Les sept participants ont répondu tour à tour à des questions portant sur l'économie nationale posées par un présentateur de télévision.

Ebrahim Raisi, actuellement chef du pouvoir judiciaire iranien et largement considéré comme le favori selon de différents sondages, a souligné l'importance d'éliminer les obstacles à la production, notamment en facilitant la délivrance de permis dans l'industrie.

Abdolnasser Hemmati, l'ancien gouverneur de la Banque centrale d'Iran (CBI) jusqu'au 30 mai, a protesté contre l'absence de candidats qui n'ont pas été acceptés par le Conseil des gardiens de l'Iran, et a affirmé être le seul candidat présidentiel possédant de solides connaissances économiques.

Mohsen Mehralizadeh, ancien vice-président de l'Iran sous l'ancien président réformateur Mohammad Khatami entre 2001 et 2005, a critiqué M. Raisi pour son manque présumé d'éducation formelle non religieuse.

Plusieurs candidats ont ensuite concentré leurs critiques sur M. Hemmati, membre de l'administration de l'actuel président Hassan Rouhani. Ils ont estimé que M. Hemmati devait être en partie responsable de la situation économique du pays.

Amir-Hossein Ghazizadeh Hashemi, membre conservateur du parlement iranien depuis 2008, a indiqué que la maîtrise de l'inflation était la tâche économique essentielle de la prochaine administration iranienne, et a déclaré qu'il réformerait le CBI, ainsi que le système fiscal iranien.

Alireza Zakani, directeur du Centre de recherche du parlement iranien, a critiqué M. Hemmati pour l'incapacité de l'administration iranienne à encaisser la dette d'un certain nombre de "méga-débiteurs", dans une situation de besoin urgent de fonds.

Mohsen Rezaei, officier supérieur du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran et actuel secrétaire du Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime, a critiqué M. Hemmati pour le manque de subventions en faveur des pauvres et pour un programme lancé en 2018 visant à fournir des devises étrangères abordables aux importateurs iraniens.

Saeed Jalili, diplomate conservateur et ancien négociateur nucléaire iranien, a souligné de son côté l'importance des convictions et de la volonté chez un président, et a accusé M. Hemmati de manquer de détermination pour agir afin de résoudre les problèmes du pays.

Un deuxième débat télévisé de trois heures avec les sept candidats à la présidence est prévu mardi, et un troisième le 12 juin.

Le vote pour le prochain président de l'Iran est prévu pour le 18 juin. Fin

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