Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires met en garde contre la recrudescence des cas de COVID-19 en Syrie

French.xinhuanet.com | Publié le 2021-04-29 à 04:23

NEW YORK (Nations Unies), 28 avril (Xinhua) -- Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a prévenu mercredi que le coronavirus se propage rapidement en Syrie.

Les tests effectués dans le pays étant limités, il existe un degré élevé d'incertitude quant à l'ampleur exacte de la maladie en Syrie. Mais d'après les informations disponibles, il est assez clair que la propagation du virus est rapide et qu'elle s'accélère également, a-t-il affirmé lors d'un briefing au Conseil de sécurité.

Le nombre de nouveaux cas enregistrés en mars par le ministère syrien de la Santé est deux fois plus élevé que celui enregistré en février. Les hôpitaux de la capitale, Damas, y compris les unités de soins intensifs, sont désormais complets, a dit M. Lowcock.

Dans le nord de la Syrie, de nouveaux cas ont été confirmés dans des camps de déplacés, notamment à al Hol et à al Roj. Ces deux camps ne disposent pas des ressources nécessaires pour traiter les patients atteints de la COVID-19, a-t-il ajouté.

Les Nations Unies font ce qu'elles peuvent pour apporter leur soutien, notamment en renforçant les capacités de surveillance, en fournissant des équipements de protection individuelle et en assurant la formation du personnel médical, ainsi qu'en soutenant le déploiement des campagnes de vaccination. La semaine dernière, les premières livraisons de vaccins fournies par le mécanisme COVAX sont arrivées en Syrie, et d'autres livraisons sont attendues tout au long de l'année, a affirmé M. Lowcock.

Les fournitures de COVAX, un dispositif mondial d'achat et de livraison de vaccins pour les pays à revenu faible ou intermédiaire, devraient couvrir environ 20 % de la population syrienne. Mais c'est évidemment loin d'être suffisant. Il s'agit d'une première étape essentielle pour protéger le personnel médical et les personnes les plus vulnérables. Mais d'autres vaccins seront nécessaires dès que possible, a-t-il ajouté.

Les doses de vaccin qui ont atteint le nord-ouest de la Syrie ont été livrées, comme toute l'aide humanitaire des Nations Unies dans cette région, par le poste frontière de Bab al-Hawa, depuis la Turquie. On ne voit pas comment de telles livraisons pourraient à l'avenir atteindre le nord-ouest de la Syrie, à moins que le Conseil de sécurité ne confirme la réautorisation de l'accès transfrontalier des Nations Unies, a-t-il ajouté.

 
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Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires met en garde contre la recrudescence des cas de COVID-19 en Syrie

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NEW YORK (Nations Unies), 28 avril (Xinhua) -- Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, a prévenu mercredi que le coronavirus se propage rapidement en Syrie.

Les tests effectués dans le pays étant limités, il existe un degré élevé d'incertitude quant à l'ampleur exacte de la maladie en Syrie. Mais d'après les informations disponibles, il est assez clair que la propagation du virus est rapide et qu'elle s'accélère également, a-t-il affirmé lors d'un briefing au Conseil de sécurité.

Le nombre de nouveaux cas enregistrés en mars par le ministère syrien de la Santé est deux fois plus élevé que celui enregistré en février. Les hôpitaux de la capitale, Damas, y compris les unités de soins intensifs, sont désormais complets, a dit M. Lowcock.

Dans le nord de la Syrie, de nouveaux cas ont été confirmés dans des camps de déplacés, notamment à al Hol et à al Roj. Ces deux camps ne disposent pas des ressources nécessaires pour traiter les patients atteints de la COVID-19, a-t-il ajouté.

Les Nations Unies font ce qu'elles peuvent pour apporter leur soutien, notamment en renforçant les capacités de surveillance, en fournissant des équipements de protection individuelle et en assurant la formation du personnel médical, ainsi qu'en soutenant le déploiement des campagnes de vaccination. La semaine dernière, les premières livraisons de vaccins fournies par le mécanisme COVAX sont arrivées en Syrie, et d'autres livraisons sont attendues tout au long de l'année, a affirmé M. Lowcock.

Les fournitures de COVAX, un dispositif mondial d'achat et de livraison de vaccins pour les pays à revenu faible ou intermédiaire, devraient couvrir environ 20 % de la population syrienne. Mais c'est évidemment loin d'être suffisant. Il s'agit d'une première étape essentielle pour protéger le personnel médical et les personnes les plus vulnérables. Mais d'autres vaccins seront nécessaires dès que possible, a-t-il ajouté.

Les doses de vaccin qui ont atteint le nord-ouest de la Syrie ont été livrées, comme toute l'aide humanitaire des Nations Unies dans cette région, par le poste frontière de Bab al-Hawa, depuis la Turquie. On ne voit pas comment de telles livraisons pourraient à l'avenir atteindre le nord-ouest de la Syrie, à moins que le Conseil de sécurité ne confirme la réautorisation de l'accès transfrontalier des Nations Unies, a-t-il ajouté.

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