french.xinhuanet.com
 

(COVID-19) Les migrants font face à un "mur invisible" dans les soins et l'accès aux vaccins, selon la FICR

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2021-03-09 à 19:37

GENEVE, 9 mars (Xinhua) -- La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a averti mardi qu'un "mur invisible" empêchait les migrants d'accéder aux services de base et aux vaccins depuis le début de la pandémie de nouveau coronavirus.

Elle a noté dans un rapport que si les mesures de confinement et autres ont été conçues pour contrôler la propagation du coronavirus, elles augmentaient également par inadvertance les souffrances des migrants.

En raison des restrictions, nombre d'entre eux ont en effet perdu leur emploi et leurs moyens de subsistance et n'ont plus été en mesure de satisfaire leurs besoins les plus fondamentaux, entraînant des niveaux inquiétants d'insécurité alimentaire et une aggravation de leur santé mentale.

"Nos recherches révèlent ce que nous appelons un 'mur invisible' qui a empêché les migrants, en particulier ceux sans papiers ou en situation irrégulière, d'accéder aux services de base", a déclaré le secrétaire général de la FICR, Jagan Chapagain, dans un communiqué.

"Il est intéressant de noter que ce mur n'est pas construit principalement à partir de politiques conçues pour exclure les migrants. Au lieu de cela, il se compose d'exclusions involontaires, ainsi que des conséquences involontaires des efforts visant à contenir et à contrôler la pandémie", a-t-il précisé.

Le rapport a également révélé que même dans les situations où les migrants avaient été inclus dans les politiques sanitaires, leur capacité réelle à accéder aux services de base était souvent limitée.

Il a également observé que les migrants hésitaient souvent à consulter un médecin, à se faire soigner ou à s'inscrire pour se faire vacciner en raison de la crainte de divulguer des informations privées qui pourraient être partagées avec les autorités d'immigration pour les arrêter, les détenir ou les expulser.

"Le fait que, dans certains pays, les migrants doivent s'enregistrer en ligne pour se faire vacciner contre le COVID-19, contribue également à l'exclusion, en raison de l'accès limité de certains migrants à l'Internet, la technologie numérique et des barrières linguistiques", a souligné le rapport.

En 2020, le nombre de personnes vivant en dehors de leur pays d'origine était estimé à 281 millions, en grande partie en raison des migrations de main-d'œuvre ou familiales, mais aussi en raison de crises humanitaires.

Alors que les migrants ne représentent que 3,5% de la population planétaire, ils contribuent à environ 9% du PIB mondial, selon le McKinsey Global Institute.

La FICR a appelé les gouvernements et les parties prenantes à garantir que tous les migrants soient inclus dans les réponses locales et nationales au nouveau coronavirus qui garantissent l'accès aux services de base, notamment les soins de santé, le logement, la nourriture, l'eau, l'assainissement et les services d'hygiène.

Le rapport exhorte également à inclure les migrants dans les politiques de dépistage, de traitement et de vaccination et les stratégies de déploiement et à avoir un accès égal aux tests, aux traitements et aux vaccins.

"Les migrants sont également exposés au risque de stigmatisation et de discrimination accrues et d'être laissés pour compte dans le déploiement des vaccins COVID-19, ce qui génère des problèmes de santé individuelle et publique", a-t-il souligné.

Fondée en 1919, la FICR est la plus grande organisation humanitaire au monde, comprenant 192 sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui agissent ensemble pour sauver des vies et promouvoir la dignité dans le monde.

 
Vous avez une question, une remarque, des suggestions ? Contactez notre équipe de rédaction par e-mail à xinhuanet_french@news.cn

(COVID-19) Les migrants font face à un "mur invisible" dans les soins et l'accès aux vaccins, selon la FICR

French.xinhuanet.com | Publié le 2021-03-09 à 19:37

GENEVE, 9 mars (Xinhua) -- La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a averti mardi qu'un "mur invisible" empêchait les migrants d'accéder aux services de base et aux vaccins depuis le début de la pandémie de nouveau coronavirus.

Elle a noté dans un rapport que si les mesures de confinement et autres ont été conçues pour contrôler la propagation du coronavirus, elles augmentaient également par inadvertance les souffrances des migrants.

En raison des restrictions, nombre d'entre eux ont en effet perdu leur emploi et leurs moyens de subsistance et n'ont plus été en mesure de satisfaire leurs besoins les plus fondamentaux, entraînant des niveaux inquiétants d'insécurité alimentaire et une aggravation de leur santé mentale.

"Nos recherches révèlent ce que nous appelons un 'mur invisible' qui a empêché les migrants, en particulier ceux sans papiers ou en situation irrégulière, d'accéder aux services de base", a déclaré le secrétaire général de la FICR, Jagan Chapagain, dans un communiqué.

"Il est intéressant de noter que ce mur n'est pas construit principalement à partir de politiques conçues pour exclure les migrants. Au lieu de cela, il se compose d'exclusions involontaires, ainsi que des conséquences involontaires des efforts visant à contenir et à contrôler la pandémie", a-t-il précisé.

Le rapport a également révélé que même dans les situations où les migrants avaient été inclus dans les politiques sanitaires, leur capacité réelle à accéder aux services de base était souvent limitée.

Il a également observé que les migrants hésitaient souvent à consulter un médecin, à se faire soigner ou à s'inscrire pour se faire vacciner en raison de la crainte de divulguer des informations privées qui pourraient être partagées avec les autorités d'immigration pour les arrêter, les détenir ou les expulser.

"Le fait que, dans certains pays, les migrants doivent s'enregistrer en ligne pour se faire vacciner contre le COVID-19, contribue également à l'exclusion, en raison de l'accès limité de certains migrants à l'Internet, la technologie numérique et des barrières linguistiques", a souligné le rapport.

En 2020, le nombre de personnes vivant en dehors de leur pays d'origine était estimé à 281 millions, en grande partie en raison des migrations de main-d'œuvre ou familiales, mais aussi en raison de crises humanitaires.

Alors que les migrants ne représentent que 3,5% de la population planétaire, ils contribuent à environ 9% du PIB mondial, selon le McKinsey Global Institute.

La FICR a appelé les gouvernements et les parties prenantes à garantir que tous les migrants soient inclus dans les réponses locales et nationales au nouveau coronavirus qui garantissent l'accès aux services de base, notamment les soins de santé, le logement, la nourriture, l'eau, l'assainissement et les services d'hygiène.

Le rapport exhorte également à inclure les migrants dans les politiques de dépistage, de traitement et de vaccination et les stratégies de déploiement et à avoir un accès égal aux tests, aux traitements et aux vaccins.

"Les migrants sont également exposés au risque de stigmatisation et de discrimination accrues et d'être laissés pour compte dans le déploiement des vaccins COVID-19, ce qui génère des problèmes de santé individuelle et publique", a-t-il souligné.

Fondée en 1919, la FICR est la plus grande organisation humanitaire au monde, comprenant 192 sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge qui agissent ensemble pour sauver des vies et promouvoir la dignité dans le monde.

010020070770000000000000011107421397976891