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French.xinhuanet.com | Publié le 2021-02-16 à 04:57
WASHINGTON, 15 février (Xinhua) -- Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken et le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu se sont entretenus lundi par téléphone afin de discuter des relations bilatérales et des questions régionales, a annoncé le département d'Etat américain dans un communiqué.
"Le secrétaire a exprimé ses condoléances pour la mort de plusieurs otages turcs dans le nord de l'Irak, et réaffirmé notre position selon laquelle les terroristes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) sont responsables de ces décès", selon le communiqué.
M. Blinken a souligné à son homologue turc l'importance des relations bilatérales entre les deux pays, et les deux parties se sont engagées à renforcer leur coopération et leur soutien à un règlement politique du conflit en Syrie.
Le chef de la diplomatie américaine a également exprimé son soutien aux pourparlers exploratoires en cours entre la Turquie et la Grèce, deux pays alliés au sein de l'OTAN. Il a en outre réitéré l'opposition des Etats-Unis à la possession par la Turquie de systèmes de défense anti-aérienne russes S-400.
Cette conversation téléphonique a eu lieu moins d'une journée après qu'une précédente déclaration américaine sur la mort de plusieurs otages turcs a suscité des critiques de la part d'Ankara.
La Turquie a annoncé dimanche que des membres du PKK avaient exécuté 13 de ses citoyens - dont des soldats et des policiers - après les avoir enlevés dans le nord de l'Irak, une région dans laquelle la Turquie a lancé une opération militaire transfrontalière.
Le PKK a cependant accusé une frappe aérienne turque sur une grotte de la région de Gara, dans le nord de l'Irak, d'avoir causé la mort de ces 13 Turcs.
"Si les informations faisant état de la mort de civils turcs aux mains du PKK - une organisation officiellement considérée comme terroriste - sont confirmées, nous condamnerons cet acte dans les termes les plus forts", a déclaré dimanche le département d'Etat américain dans un communiqué.
Lundi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé cette déclaration pour n'avoir pas immédiatement soutenu les affirmations de la Turquie selon lesquelles le PKK avait exécuté les 13 ressortissants turcs.