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Un journaliste de Xinhua croit toujours en l'amitié sino-australienne malgré la perquisition de son appartement sydnéen (REPORTAGE)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-09-30 à 16:49

SYDNEY, 30 septembre (Xinhua) -- En tant que journaliste international pour l'agence de presse Xinhua, Yang Jingzhong a été témoin et couvert de nombreux merveilleux moments illustrant l'ouverture de la Chine et son ouverture au monde.

Mais une descente de police injustifiée voici trois mois dans son appartement à Sydney a jeté une ombre sur sa carrière.

Au petit matin du 26 juin, des coups violents à la porte l'ont réveillé. Il s'est levé et l'a ouverte. Il s'est avéré qu'il s'agissait de policiers et d'agents de l'Organisation australienne de renseignement de sécurité (ASIO).

Soupçonnant, sans fondement, d'éventuelles violations de la loi australienne sur les ingérences étrangères, ils ont exigé de perquisitionner son appartement. Dès leur entrée, ils ont pris son téléphone de ses mains et demandé de ne toucher à aucun de ses équipements électroniques.

M. Yang a fait valoir qu'en vertu des lois en vigueur, il avait le droit de demander la protection consulaire et de contacter le consulat général de Chine à Sydney et l'agence Xinhua. Enfin, il a été prié de ne pas quitter l'appartement pendant la perquisition.

Assis sur le canapé du salon avec sa fille, elle aussi réveillée en sursaut et choquée, M. Yang a regardé les membres du service de renseignement s'activer dans les pièces.

"Bien que j'ai été choqué, je me suis vite calmé car je savais que je n'avais enfreint aucune loi. Mais ma fille, qui n'avait jamais rien vécu de tel auparavant, était horrifiée", a-t-il raconté.

Pendant près de sept heures, une dizaine d'agents ont fouillé plusieurs pièces de fond en comble, ouvrant les tiroirs, tout en enregistrant le processus. Au final, ils ont emporté ses appareils électroniques, notamment ses ordinateurs, ses téléphones portables et son iPad, ainsi que des documents.

Yang Jingzhong leur a demandé de lui remettre le mandat de perquisition, ce qui lui a été refusé. Après cet incident, il a appris que quatre journalistes travaillant pour trois médias chinois en Australie avaient eux aussi été perquisitionnés le même jour. Au cours des deux mois suivants, son travail et sa vie quotidienne ont été complètement bouleversés.

Ainsi que l'a souligné le 9 septembre le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, l'Australie n'a pas encore fourni d'explication raisonnable pour ces perquisitions.

M. Zhao a noté que les médias chinois présents en Australie se conformaient strictement aux lois locales et que le comportement du gouvernement australien perturbait leurs activités de reportage normales, violait les droits légitimes des journalistes chinois et avait mis en danger leur santé physique et mentale, ainsi que celle de leurs familles.

Pour lui, une telle action a pleinement mis en évidence l'hypocrisie de la "liberté de la presse" et du "respect et de la protection des droits de l'Homme" clamés par certains Australiens.

Yang Jingzhong est arrivé en Australie en février 2018 et a couvert depuis divers événements concernant les échanges entre peuples et les échanges économiques entre la Chine et l'Australie.

"Dans une dépêche que j'ai écrite le 19 juin, la Première ministre de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, Gladys Berejiklian, exprimait sa volonté de continuer d'utiliser les relations (...) avec la province de Guangdong pour renforcer les échanges amicaux et la coopération pratique avec la Chine dans divers domaines afin de faire avancer les relations bilatérales", se rappelle-t-il.

Depuis que les deux pays ont établi des relations diplomatiques en 1972, la Chine a toujours considéré l'Australie comme un partenaire important. En 2014, cette relation s'est transformée en partenariat stratégique global.

Elle a toutefois rencontré quelques turbulences ces dernières années. En particulier, certains médias et responsables politiques australiens ont considéré les mesures positives visant à favoriser la coopération bilatérale comme une "ingérence étrangère".

M. Yang pense toutefois que l'amitié sino-australienne "bénéficie d'un profond soutien public".

"Je crois fermement que les difficultés ne dureront pas longtemps et que les perspectives d'une coopération amicale entre les deux pays demeureront brillantes", a-t-il conclu.

 
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Un journaliste de Xinhua croit toujours en l'amitié sino-australienne malgré la perquisition de son appartement sydnéen (REPORTAGE)

French.xinhuanet.com | Publié le 2020-09-30 à 16:49

SYDNEY, 30 septembre (Xinhua) -- En tant que journaliste international pour l'agence de presse Xinhua, Yang Jingzhong a été témoin et couvert de nombreux merveilleux moments illustrant l'ouverture de la Chine et son ouverture au monde.

Mais une descente de police injustifiée voici trois mois dans son appartement à Sydney a jeté une ombre sur sa carrière.

Au petit matin du 26 juin, des coups violents à la porte l'ont réveillé. Il s'est levé et l'a ouverte. Il s'est avéré qu'il s'agissait de policiers et d'agents de l'Organisation australienne de renseignement de sécurité (ASIO).

Soupçonnant, sans fondement, d'éventuelles violations de la loi australienne sur les ingérences étrangères, ils ont exigé de perquisitionner son appartement. Dès leur entrée, ils ont pris son téléphone de ses mains et demandé de ne toucher à aucun de ses équipements électroniques.

M. Yang a fait valoir qu'en vertu des lois en vigueur, il avait le droit de demander la protection consulaire et de contacter le consulat général de Chine à Sydney et l'agence Xinhua. Enfin, il a été prié de ne pas quitter l'appartement pendant la perquisition.

Assis sur le canapé du salon avec sa fille, elle aussi réveillée en sursaut et choquée, M. Yang a regardé les membres du service de renseignement s'activer dans les pièces.

"Bien que j'ai été choqué, je me suis vite calmé car je savais que je n'avais enfreint aucune loi. Mais ma fille, qui n'avait jamais rien vécu de tel auparavant, était horrifiée", a-t-il raconté.

Pendant près de sept heures, une dizaine d'agents ont fouillé plusieurs pièces de fond en comble, ouvrant les tiroirs, tout en enregistrant le processus. Au final, ils ont emporté ses appareils électroniques, notamment ses ordinateurs, ses téléphones portables et son iPad, ainsi que des documents.

Yang Jingzhong leur a demandé de lui remettre le mandat de perquisition, ce qui lui a été refusé. Après cet incident, il a appris que quatre journalistes travaillant pour trois médias chinois en Australie avaient eux aussi été perquisitionnés le même jour. Au cours des deux mois suivants, son travail et sa vie quotidienne ont été complètement bouleversés.

Ainsi que l'a souligné le 9 septembre le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, l'Australie n'a pas encore fourni d'explication raisonnable pour ces perquisitions.

M. Zhao a noté que les médias chinois présents en Australie se conformaient strictement aux lois locales et que le comportement du gouvernement australien perturbait leurs activités de reportage normales, violait les droits légitimes des journalistes chinois et avait mis en danger leur santé physique et mentale, ainsi que celle de leurs familles.

Pour lui, une telle action a pleinement mis en évidence l'hypocrisie de la "liberté de la presse" et du "respect et de la protection des droits de l'Homme" clamés par certains Australiens.

Yang Jingzhong est arrivé en Australie en février 2018 et a couvert depuis divers événements concernant les échanges entre peuples et les échanges économiques entre la Chine et l'Australie.

"Dans une dépêche que j'ai écrite le 19 juin, la Première ministre de l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, Gladys Berejiklian, exprimait sa volonté de continuer d'utiliser les relations (...) avec la province de Guangdong pour renforcer les échanges amicaux et la coopération pratique avec la Chine dans divers domaines afin de faire avancer les relations bilatérales", se rappelle-t-il.

Depuis que les deux pays ont établi des relations diplomatiques en 1972, la Chine a toujours considéré l'Australie comme un partenaire important. En 2014, cette relation s'est transformée en partenariat stratégique global.

Elle a toutefois rencontré quelques turbulences ces dernières années. En particulier, certains médias et responsables politiques australiens ont considéré les mesures positives visant à favoriser la coopération bilatérale comme une "ingérence étrangère".

M. Yang pense toutefois que l'amitié sino-australienne "bénéficie d'un profond soutien public".

"Je crois fermement que les difficultés ne dureront pas longtemps et que les perspectives d'une coopération amicale entre les deux pays demeureront brillantes", a-t-il conclu.

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