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Le COVID-19 risque d'inverser la tendance à la baisse des décès infantiles dans le monde, selon l'ONU

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-09-10 à 05:54

NEW YORK (Nations unies), 9 septembre (Xinhua) -- La pandémie de COVID-19 pourrait inverser plusieurs décennies de progrès en matière de lutte contre les décès infantiles évitables, a déclaré mercredi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).

Le nombre de décès d'enfants de moins de cinq ans à travers le monde était tombé à son plus bas niveau en 2019, passant à 5,2 millions seulement, contre 12,5 millions en 1990, selon de nouvelles estimations publiées par un groupe inter-agences réunissant l'UNICEF, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Division démographique du Département des Affaires économiques et sociales des Nations unies, et le Groupe de la Banque mondiale.

Depuis lors, des enquêtes menées par l'UNICEF et l'OMS ont cependant révélé que la pandémie de COVID-19 avait entraîné des perturbations majeures au sein des services de santé mondiaux, menaçant d'annuler plusieurs décennies de progrès acquis de haute lutte, a déclaré l'UNICEF dans un communiqué de presse.

Une enquête réalisée ces derniers mois par l'UNICEF dans 77 pays a révélé que près de 68 % des pays avaient signalé au moins une interruption partielle des examens de santé et des services de vaccination pour les enfants. En outre, 63 % des pays ont signalé des perturbations dans les contrôles prénatals, et 59 % dans les contrôles et les soins postnatals.

Une récente enquête menée par l'OMS dans 105 pays a révélé que 52 % des pays signalaient des perturbations dans les services de santé destinés aux enfants malades, et 51 % des perturbations dans les services de gestion de la malnutrition, selon le communiqué de presse.

Selon les réponses des pays ayant participé à l'enquête, les raisons les plus fréquemment citées pour l'interruption des services de santé comprennent la volonté des parents d'éviter les centres de soins par peur de l'infection, les restrictions sur les transports et les voyages, la suspension ou la fermeture des services ou des installations de soins, des difficultés financières, ou encore un manque de personnel de soins en raison de la pénurie de soignants ou par peur de l'infection à cause du manque de matériel de protection.

L'Afghanistan, la Bolivie, le Cameroun, la République centrafricaine, la Libye, Madagascar, le Pakistan, le Soudan et le Yémen sont parmi les pays les plus durement touchés par ces phénomènes, selon l'enquête.

Sept de ces neuf pays avaient déjà des taux de mortalité infantile élevés en 2019, avec plus de 50 décès pour 1.000 enfants de moins de cinq ans.

 
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Le COVID-19 risque d'inverser la tendance à la baisse des décès infantiles dans le monde, selon l'ONU

French.xinhuanet.com | Publié le 2020-09-10 à 05:54

NEW YORK (Nations unies), 9 septembre (Xinhua) -- La pandémie de COVID-19 pourrait inverser plusieurs décennies de progrès en matière de lutte contre les décès infantiles évitables, a déclaré mercredi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF).

Le nombre de décès d'enfants de moins de cinq ans à travers le monde était tombé à son plus bas niveau en 2019, passant à 5,2 millions seulement, contre 12,5 millions en 1990, selon de nouvelles estimations publiées par un groupe inter-agences réunissant l'UNICEF, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Division démographique du Département des Affaires économiques et sociales des Nations unies, et le Groupe de la Banque mondiale.

Depuis lors, des enquêtes menées par l'UNICEF et l'OMS ont cependant révélé que la pandémie de COVID-19 avait entraîné des perturbations majeures au sein des services de santé mondiaux, menaçant d'annuler plusieurs décennies de progrès acquis de haute lutte, a déclaré l'UNICEF dans un communiqué de presse.

Une enquête réalisée ces derniers mois par l'UNICEF dans 77 pays a révélé que près de 68 % des pays avaient signalé au moins une interruption partielle des examens de santé et des services de vaccination pour les enfants. En outre, 63 % des pays ont signalé des perturbations dans les contrôles prénatals, et 59 % dans les contrôles et les soins postnatals.

Une récente enquête menée par l'OMS dans 105 pays a révélé que 52 % des pays signalaient des perturbations dans les services de santé destinés aux enfants malades, et 51 % des perturbations dans les services de gestion de la malnutrition, selon le communiqué de presse.

Selon les réponses des pays ayant participé à l'enquête, les raisons les plus fréquemment citées pour l'interruption des services de santé comprennent la volonté des parents d'éviter les centres de soins par peur de l'infection, les restrictions sur les transports et les voyages, la suspension ou la fermeture des services ou des installations de soins, des difficultés financières, ou encore un manque de personnel de soins en raison de la pénurie de soignants ou par peur de l'infection à cause du manque de matériel de protection.

L'Afghanistan, la Bolivie, le Cameroun, la République centrafricaine, la Libye, Madagascar, le Pakistan, le Soudan et le Yémen sont parmi les pays les plus durement touchés par ces phénomènes, selon l'enquête.

Sept de ces neuf pays avaient déjà des taux de mortalité infantile élevés en 2019, avec plus de 50 décès pour 1.000 enfants de moins de cinq ans.

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