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French.xinhuanet.com | Publié le 2020-08-21 à 09:38
WASHINGTON, 20 août (Xinhua) -- Le président américain Donald Trump a réitéré jeudi son intention de retirer les forces américaines basées en Irak, sans donner de calendrier précis.
S'adressant à la presse à la Maison Blanche alors qu'il recevait le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhimi, il a déclaré : "Nous avons retiré nos troupes d'Irak assez rapidement et nous attendons avec impatience le jour où nous n'aurons plus à y être".
"A un moment donné, nous serons évidemment partis. Nous l'avons ramené à un niveau très, très bas", a ajouté M. Trump lorsqu'on lui a demandé si les Etats-Unis retireraient leurs soldats d'Irak en trois ans.
Pressé par les journalistes de donner un calendrier de retrait complet de l'Irak, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a répondu vaguement qu'un retrait complet aurait lieu dès que son pays aura "terminé (sa) mission".
Le chef de la diplomatie américaine a noté que Washington travaillait avec Bagdad "pour ramener (ces) forces au niveau le plus bas possible, aussi vite que possible".
Le général Kenneth McKenzie, chef du Commandement central des Etats-Unis (CENTCOM), avait déclaré au début du mois qu'il s'attendait à ce que l'armée américaine maintienne une présence à long terme en Irak pour aider à combattre les extrémistes islamiques et pour contrôler l'influence iranienne dans le pays.
Les deux pays ont eu un dialogue stratégique en juin dernier, à l'issue duquel une déclaration conjointe a indiqué que les Etats-Unis réduiraient leurs forces en Irak dans les mois à venir.
Actuellement, plus de 5.000 soldats américains sont déployés en Irak pour soutenir l'armée irakienne dans sa lutte contre les derniers éléments de l'Etat islamique, principalement à des fins de formation et de conseil.
Citant des responsables américains, le New York Times a rapporté la semaine dernière que des responsables américains et irakiens avaient repris ce mois-ci des discussions qui pourraient aboutir à une réduction à environ 3.500 soldats américains.
L'assassinat par les Etats-Unis de Qassem Soleimani, ancien commandant de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique d'Iran, début janvier à Bagdad a mis à mal ses relations avec l'Irak. Le Parlement irakien a adopté le 5 janvier une résolution demandant au gouvernement de mettre fin à la présence de forces étrangères en Irak.
Les bases militaires abritant les forces américaines à travers l'Irak et d'autres sites américains ont été fréquemment visés par des attaques au mortier et à la roquette ces derniers mois.