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French.xinhuanet.com | Publié le 2020-08-17 à 11:59
TOKYO, 17 août (Xinhua) -- L'économie japonaise a reculé de 27,8% en termes réels annualisés par rapport au trimestre précédent au cours de la période avril-juin, marquant une contraction record alors que la pandémie mondiale de COVID-19 a étouffé l'activité économique en raison des restrictions imposées par l'état d'urgence, selon un rapport gouvernemental rendu public lundi.
Selon le Bureau du Cabinet, les données préliminaires sur le PIB équivalent à une baisse de 7,8% en données corrigées des variations saisonnières sur une base trimestrielle, les derniers chiffres trimestriels montrant que la troisième plus grande économie du monde affiche une croissance négative pour le troisième trimestre consécutif.
Il s'agit de la plus forte contraction en 40 ans depuis le trimestre d'avril à juin 1980, lorsque des données comparables sont devenues disponibles, bien qu'un fonctionnaire du Bureau ait déclaré que le ralentissement économique historique pourrait être le pire enregistré depuis 1955 par rapport aux points de référence disponibles à l'époque.
La période d'urgence a vu les fermetures d'entreprises et les requêtes de confinement provoquer un quasi arrêt de l'activité économique. La consommation privée, qui représente plus de la moitié de l'économie japonaise, a chuté de 8,2% par rapport au trimestre précédent, les ménages ayant atténué leurs dépenses tout en restant pour la plupart à la maison.
Les chiffres préliminaires reflètent également une baisse considérable des dépenses des touristes étrangers, le Japon ayant durci les conditions d'entrée à ses frontières afin d'endiguer la propagation du virus, selon le Bureau du Cabinet.
Ce dernier a ajouté que les importations au cours de la période considérée n'ont toutefois diminué que de 0,5%, en raison du fait que celles en provenance de Chine sont restées robustes et ont contribué à contrer les baisses importantes de celles en provenance des Etats-Unis et de l'Union européenne.
Quant aux dépenses d'investissement privé, le Bureau du Cabinet a déclaré qu'elles ont diminué de 1,5% au cours du trimestre, avec une baisse de 0,2% des investissements résidentiels, dans un contexte d'imprévisibilité croissante des perspectives pour les entreprises.