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French.xinhuanet.com | Publié le 2020-05-12 à 13:48
WASHINGTON, 11 mai (Xinhua) -- D'anciens fonctionnaires du ministère américain de la Justice (DOJ) ont critiqué lundi le procureur général William Barr pour avoir demandé l'abandon des charges contre l'ancien conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump, Michael Flynn.
M. Barr "a une fois de plus porté atteinte à l'Etat de droit", ont-ils affirmé dans un communiqué, accusant le haut magistrat d'utiliser le DOJ comme un outil de promotion des "intérêts personnels et politiques" de M. Trump.
Le communiqué a été signé par près de 2.000 anciens fonctionnaires du DOJ. Le groupe des "Anciens du DOJ", qui l'a publié, a déclaré que les signataires "ont été sélectionnés au mieux de nos capacités".
Dans un document déposé au tribunal la semaine dernière, le DOJ a annoncé abandonner les poursuites contre M. Flynn "après examen approfondi de tous les faits et circonstances de cette affaire, y compris les informations nouvellement découvertes et divulguées".
Cette décision intervient deux ans après que M. Flynn a plaidé coupable devant le Bureau fédéral d'investigations (FBI) pour avoir menti sur ses contacts avec la Russie lorsque M. Trump était président élu.
Les accusations d'infractions criminelles ont conduit à l'éviction de M. Flynn par Donald Trump en février 2017 et ont fait partie de l'enquête menée aux Etats-Unis par le conseiller spécial Robert Mueller sur l'ingérence présumée de Moscou dans l'élection présidentielle américaine de 2016.
M. Barr a défendu sa décision d'abandon des charges contre M. Flynn, disant qu'il n'avait "pas du tout" été influencé par M. Trump, qui a qualifié M. Flynn de "plus grand guerrier encore". Les propos de M. Barr ont lui ont attiré les foudres de certains responsables démocrates.
Michael Flynn, également conseiller principal de l'équipe de campagne présidentielle de M. Trump et lieutenant général à la retraite, a admis en décembre 2017 avoir menti au FBI au sujet de ses discussions, notamment sur les sanctions américaines contre la Russie, avec l'ambassadeur russe à Washington de l'époque, Sergueï Kisliak.
La Russie a nié à plusieurs reprises toute ingérence dans les élections américaines.