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(COVID-19) La Syrie a besoin d'un cessez-le-feu durable face à la crise pandémique du coronavirus (envoyé de l'ONU)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-03-31 à 08:34

NEW YORK (Nations Unies), 30 mars (Xinhua) -- L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Geir O. Pedersen, a prévenu lundi le Conseil de sécurité que ce pays risquait d'être incapable de contenir la pandémie de COVID-19 et avait besoin d'un cessez-le-feu durable sur l'ensemble de son territoire pour y arriver.

"Après une violence terrible, un calme précaire règne sur le terrain. Et maintenant, les Syriens font face à une nouvelle menace potentiellement dévastatrice que constitue le COVID-19", a expliqué M. Pedersen lors d'un exposé par visioconférence avec les membres du Conseil.

Selon lui, "la Syrie court un risque élevé de ne pas pouvoir contenir la pandémie, étant donné les mouvements de population à grande échelle, les conditions dangereusement exiguës dans plusieurs camps de déplacés, camps de fortune et lieux de détention".

L'envoyé de l'ONU a rappelé aux membres du Conseil que la gouvernance en Syrie est faible, voire absente dans certains domaines. Des années de conflit ont laissé le système de santé en mauvais état ou détruit. Les professionnels de la santé, le matériel médical et les fournitures font cruellement défaut.

Selon lui, une période de calme durable assurée par un cessez-le-feu à l'échelle nationale est nécessaire pour permettre une coopération à travers les lignes de front. Et ce cessez-le-feu, il le faut "maintenant", a-t-il dit.

Il a rappelé que le 5 mars, les présidents turc Erdogan et russe Poutine ont convenu que toutes les opérations militaires le long des lignes de contact cesseraient dans la région d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie. Depuis lors, la violence a considérablement diminué, en particulier s'agissant des attaques aériennes et des opérations terrestres. Des incidents sporadiques continuent, impliquant toutes les parties.

Au-delà d'un cessez-le-feu à l'échelle nationale, l'envoyé de l'ONU a estimé qu'il fallait faire beaucoup plus pour lutter contre la pandémie.

Il a noté que le gouvernement syrien avait pris des mesures de plus en plus importantes pour lutter contre le COVID-19. De grandes parties du pays sont désormais soumises à différents degrés de couvre-feu, les espaces publics sont fermés et les systèmes de santé se préparent dans la mesure du possible.

La coalition de l'opposition syrienne et d'autres autorités de facto dans des zones échappant au contrôle du gouvernement ont également pris des mesures. La société civile syrienne, y compris des organisations dirigées par des femmes, se mobilise également contre cette menace.

"Je prends note de ces efforts et exhorte le gouvernement syrien et toutes les autorités de facto à être transparents dans leurs rapports sur la manière dont le COVID-19 affecte tous les Syriens", a dit M. Pedersen.

 
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(COVID-19) La Syrie a besoin d'un cessez-le-feu durable face à la crise pandémique du coronavirus (envoyé de l'ONU)

French.xinhuanet.com | Publié le 2020-03-31 à 08:34

NEW YORK (Nations Unies), 30 mars (Xinhua) -- L'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Geir O. Pedersen, a prévenu lundi le Conseil de sécurité que ce pays risquait d'être incapable de contenir la pandémie de COVID-19 et avait besoin d'un cessez-le-feu durable sur l'ensemble de son territoire pour y arriver.

"Après une violence terrible, un calme précaire règne sur le terrain. Et maintenant, les Syriens font face à une nouvelle menace potentiellement dévastatrice que constitue le COVID-19", a expliqué M. Pedersen lors d'un exposé par visioconférence avec les membres du Conseil.

Selon lui, "la Syrie court un risque élevé de ne pas pouvoir contenir la pandémie, étant donné les mouvements de population à grande échelle, les conditions dangereusement exiguës dans plusieurs camps de déplacés, camps de fortune et lieux de détention".

L'envoyé de l'ONU a rappelé aux membres du Conseil que la gouvernance en Syrie est faible, voire absente dans certains domaines. Des années de conflit ont laissé le système de santé en mauvais état ou détruit. Les professionnels de la santé, le matériel médical et les fournitures font cruellement défaut.

Selon lui, une période de calme durable assurée par un cessez-le-feu à l'échelle nationale est nécessaire pour permettre une coopération à travers les lignes de front. Et ce cessez-le-feu, il le faut "maintenant", a-t-il dit.

Il a rappelé que le 5 mars, les présidents turc Erdogan et russe Poutine ont convenu que toutes les opérations militaires le long des lignes de contact cesseraient dans la région d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie. Depuis lors, la violence a considérablement diminué, en particulier s'agissant des attaques aériennes et des opérations terrestres. Des incidents sporadiques continuent, impliquant toutes les parties.

Au-delà d'un cessez-le-feu à l'échelle nationale, l'envoyé de l'ONU a estimé qu'il fallait faire beaucoup plus pour lutter contre la pandémie.

Il a noté que le gouvernement syrien avait pris des mesures de plus en plus importantes pour lutter contre le COVID-19. De grandes parties du pays sont désormais soumises à différents degrés de couvre-feu, les espaces publics sont fermés et les systèmes de santé se préparent dans la mesure du possible.

La coalition de l'opposition syrienne et d'autres autorités de facto dans des zones échappant au contrôle du gouvernement ont également pris des mesures. La société civile syrienne, y compris des organisations dirigées par des femmes, se mobilise également contre cette menace.

"Je prends note de ces efforts et exhorte le gouvernement syrien et toutes les autorités de facto à être transparents dans leurs rapports sur la manière dont le COVID-19 affecte tous les Syriens", a dit M. Pedersen.

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