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L'ex-chef de Nissan critique le système judiciaire japonais et dément toutes les accusations contre lui

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2020-01-09 à 03:45

BEYROUTH, 8 janvier (Xinhua) -- L'ex-chef du constructeur automobile japonais Nissan, Carlos Ghosn, a démenti mercredi à Beyrouth toutes les accusations portées contre lui par le groupe, ajoutant qu'il luttera jusqu'au bout pour prouver son innocence, a rapporté la chaîne locale MTV.

Au cours d'une conférence de presse donnée dans la capitale libanaise, M. Ghosn a vivement critiqué le système judiciaire japonais, affirmant qu'il est "injuste" et ne respecte pas les "niveaux minimaux des droits de l'Homme".

"J'ai été emprisonné dans une petite cellule sans pouvoir contacter ma femme ou utiliser mon téléphone. J'ai été informé que les accusations à mon encontre auraient 99% de chances d'aboutir et qu'il faudrait cinq années pour annoncer la date de mon procès, j'ai donc décidé de partir", a-t-il déclaré.

M. Ghosn a affirmé qu'il avait confiance dans le système judiciaire libanais et était prêt à comparaître devant les tribunaux libanais ou tout autre tribunal à condition qu'il ait droit à un procès équitable.

"Je n'avais pas la garantie d'un procès équitable avec mes avocats au Japon. C'est pourquoi j'ai décidé de partir", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il était prêt à demeurer au Liban pour une longue période.

M. Ghosn a aussi accusé le parquet japonais de faire fuiter de fausses informations et de dissimuler des preuves.

"Je suis prêt à fournir à la presse tous les documents dont je dispose et je promets que je vais recevoir davantage de documents prouvant mon innocence dans les jours à venir. Je les présenterai tous à la presse", a-t-il assuré.

En parallèle, la Justice libanaise a convoqué mercredi M. Ghosn pour l'interroger après avoir reçu une notice rouge de la part d'Interpol.

Le ministre de la Justice par intérim, Albert Serhan, a annoncé mardi que la présence de M. Ghosn sur le territoire libanais était légale.

"M. Ghosn est un citoyen libanais et a le droit d'être traité en accord avec les lois applicables au Liban", a expliqué le ministre.

Alors que des accusations d'inconduite financière pèsent contre lui, M. Ghosn s'est échappé du Japon et est arrivé à Beyrouth à la fin du mois dernier.

L'ambassadeur japonais au Liban a rencontré de nombreux responsables libanais afin de les exhorter à coopérer sur cette affaire.

Cependant, les autorités libanaises ont annoncé à plusieurs reprises qu'il n'existe aucun traité d'extradition entre le Liban et le Japon mais que le Liban souhaite conserver de bonnes relations avec le Japon.

 
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L'ex-chef de Nissan critique le système judiciaire japonais et dément toutes les accusations contre lui

French.xinhuanet.com | Publié le 2020-01-09 à 03:45

BEYROUTH, 8 janvier (Xinhua) -- L'ex-chef du constructeur automobile japonais Nissan, Carlos Ghosn, a démenti mercredi à Beyrouth toutes les accusations portées contre lui par le groupe, ajoutant qu'il luttera jusqu'au bout pour prouver son innocence, a rapporté la chaîne locale MTV.

Au cours d'une conférence de presse donnée dans la capitale libanaise, M. Ghosn a vivement critiqué le système judiciaire japonais, affirmant qu'il est "injuste" et ne respecte pas les "niveaux minimaux des droits de l'Homme".

"J'ai été emprisonné dans une petite cellule sans pouvoir contacter ma femme ou utiliser mon téléphone. J'ai été informé que les accusations à mon encontre auraient 99% de chances d'aboutir et qu'il faudrait cinq années pour annoncer la date de mon procès, j'ai donc décidé de partir", a-t-il déclaré.

M. Ghosn a affirmé qu'il avait confiance dans le système judiciaire libanais et était prêt à comparaître devant les tribunaux libanais ou tout autre tribunal à condition qu'il ait droit à un procès équitable.

"Je n'avais pas la garantie d'un procès équitable avec mes avocats au Japon. C'est pourquoi j'ai décidé de partir", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il était prêt à demeurer au Liban pour une longue période.

M. Ghosn a aussi accusé le parquet japonais de faire fuiter de fausses informations et de dissimuler des preuves.

"Je suis prêt à fournir à la presse tous les documents dont je dispose et je promets que je vais recevoir davantage de documents prouvant mon innocence dans les jours à venir. Je les présenterai tous à la presse", a-t-il assuré.

En parallèle, la Justice libanaise a convoqué mercredi M. Ghosn pour l'interroger après avoir reçu une notice rouge de la part d'Interpol.

Le ministre de la Justice par intérim, Albert Serhan, a annoncé mardi que la présence de M. Ghosn sur le territoire libanais était légale.

"M. Ghosn est un citoyen libanais et a le droit d'être traité en accord avec les lois applicables au Liban", a expliqué le ministre.

Alors que des accusations d'inconduite financière pèsent contre lui, M. Ghosn s'est échappé du Japon et est arrivé à Beyrouth à la fin du mois dernier.

L'ambassadeur japonais au Liban a rencontré de nombreux responsables libanais afin de les exhorter à coopérer sur cette affaire.

Cependant, les autorités libanaises ont annoncé à plusieurs reprises qu'il n'existe aucun traité d'extradition entre le Liban et le Japon mais que le Liban souhaite conserver de bonnes relations avec le Japon.

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