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Les violences sont la principale cause des besoins humanitaires en RDC : envoyé de l'ONU

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-07-25 à 02:53


(Xinhua/Li Muzi)

NEW YORK (Nations unies), 24 juillet (Xinhua) -- Les violences restent la principale cause des besoins humanitaires en République démocratique du Congo (RDC) a déclaré mercredi l'envoyé des Nations unies en RDC.

Leila Zerrougui, représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU en RDC, a déclaré au Conseil de sécurité que le niveau de violences avait augmenté dans plusieurs régions de l'est du pays au cours de ces dernières semaines.

À cet égard, Mme Zerrougui a exprimé des préoccupations concernant la situation actuelle dans la province d'Ituri, où des fauteurs de troubles cherchent à exploiter les tensions ethniques pour provoquer des violences intercommunautaires.

En conséquence de cette accélération des violences, le pays connait plusieurs situations d'urgence simultanées, comprenant des déplacements massifs et des rackets de protection, a-t-elle ajouté.

Dans la province d'Ituri, plus de 350 000 personnes ont été déplacées dans les territoires de Djugu, de Mahagi et d'Irumu, suite à un renouveau de violences, a indiqué Mme Zerrougui, ajoutant que 733 000 personnes étaient en besoin d'assistance dans la province à ce jour.

La dégradation de la situation de sécurité a interrompu le processus de retour qui s'était installé progressivement depuis 2018, a-t-elle rapporté.

À cela s'ajoute l'inquiétude toujours croissante sur l'épidémie d'Ébola, qui a désormais fait plus de 1 700 morts, a mis en garde Mme Zerrougui.

Le 17 juillet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que l'épidémie de maladie à virus Ebola en RDC est devenue une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC).

Les problèmes rencontrés pour éradiquer cette maladie ne sont pas seulement de nature épidémiologique, mais ils comprennent aussi un grand nombre de facteurs politiques et sociaux, notamment les activités de groupes armés comme les Forces démocratiques alliées (ADF) et le groupe Mai-Mai, ainsi que le niveau élevé et persistant de méfiance des communautés à l'égard des réponses à l'épidémie, selon Mme Zerrougui.

Cette conjonction de facteurs génère un environnement meurtrier pour les personnes travaillant à la lutte contre l'Ébola, au point qu'ils soient spécifiquement menacés et tués par des groupes armés, a-t-elle ajouté.

Le 26 juin, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté un régime de sanctions à l'encontre de la RDC jusqu'au 1er juillet 2020. La résolution en question impose un embargo sur les armes à l'encontre des groupes armés en RDC, ainsi que des interdictions de voyage et des gels d'actifs de personnes physiques et morales désignées par le comité des sanctions.

 
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Les violences sont la principale cause des besoins humanitaires en RDC : envoyé de l'ONU

French.xinhuanet.com | Publié le 2019-07-25 à 02:53


(Xinhua/Li Muzi)

NEW YORK (Nations unies), 24 juillet (Xinhua) -- Les violences restent la principale cause des besoins humanitaires en République démocratique du Congo (RDC) a déclaré mercredi l'envoyé des Nations unies en RDC.

Leila Zerrougui, représentante spéciale du secrétaire général de l'ONU en RDC, a déclaré au Conseil de sécurité que le niveau de violences avait augmenté dans plusieurs régions de l'est du pays au cours de ces dernières semaines.

À cet égard, Mme Zerrougui a exprimé des préoccupations concernant la situation actuelle dans la province d'Ituri, où des fauteurs de troubles cherchent à exploiter les tensions ethniques pour provoquer des violences intercommunautaires.

En conséquence de cette accélération des violences, le pays connait plusieurs situations d'urgence simultanées, comprenant des déplacements massifs et des rackets de protection, a-t-elle ajouté.

Dans la province d'Ituri, plus de 350 000 personnes ont été déplacées dans les territoires de Djugu, de Mahagi et d'Irumu, suite à un renouveau de violences, a indiqué Mme Zerrougui, ajoutant que 733 000 personnes étaient en besoin d'assistance dans la province à ce jour.

La dégradation de la situation de sécurité a interrompu le processus de retour qui s'était installé progressivement depuis 2018, a-t-elle rapporté.

À cela s'ajoute l'inquiétude toujours croissante sur l'épidémie d'Ébola, qui a désormais fait plus de 1 700 morts, a mis en garde Mme Zerrougui.

Le 17 juillet, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que l'épidémie de maladie à virus Ebola en RDC est devenue une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC).

Les problèmes rencontrés pour éradiquer cette maladie ne sont pas seulement de nature épidémiologique, mais ils comprennent aussi un grand nombre de facteurs politiques et sociaux, notamment les activités de groupes armés comme les Forces démocratiques alliées (ADF) et le groupe Mai-Mai, ainsi que le niveau élevé et persistant de méfiance des communautés à l'égard des réponses à l'épidémie, selon Mme Zerrougui.

Cette conjonction de facteurs génère un environnement meurtrier pour les personnes travaillant à la lutte contre l'Ébola, au point qu'ils soient spécifiquement menacés et tués par des groupes armés, a-t-elle ajouté.

Le 26 juin, le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté un régime de sanctions à l'encontre de la RDC jusqu'au 1er juillet 2020. La résolution en question impose un embargo sur les armes à l'encontre des groupes armés en RDC, ainsi que des interdictions de voyage et des gels d'actifs de personnes physiques et morales désignées par le comité des sanctions.

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