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La coopération sino-africaine donne davantage de résultats fructueux après le sommet du FCSA (SYNTHESE)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-06-24 à 22:06

BEIJING, 24 juin (Xinhua) -- Les peuples africains ont bénéficié de davantage de résultats fructueux dans le cadre de la coopération sino-africaine, tandis que de plus en plus de projets concrets sont mis en œuvre à travers le continent africain, notamment après le sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) de septembre dernier à Beijing.

Pour mieux piloter le développement de cette coopération bilatérale, une réunion de coordination consacrée à la mise en œuvre des résultats du sommet de FCSA se déroule lundi et mardi à Beijing.

Fin juin, la ville chinoise de Changsha, chef-lieu de la province du Hunan (centre-sud), accueillera par ailleurs la première Exposition économique et commerciale Chine-Afrique, à laquelle plus de 50 pays africains ont déjà confirmé leur participation.

Parmi eux, le Cameroun enverra une forte délégation, dont les responsables du Port autonome de Kribi. Ce port en eaux profondes sur le golfe de Guinée a été construit par la société China Harbour Engineering Company (CHEC) qui en est également l'opérateur, au côté de partenaires camerounais et français, depuis mars 2018.

La ville de Kribi a ainsi changé à la suite de la mise en service du port. Sa population ne cesse d'augmenter, des usines s'y construisent, des banques s'y installent. Une belle vision de développement s'offre pour cette ville côtière autrefois un peu perdue dans la forêt. Sur le long terme, les pays voisins enclavés, notamment le Tchad et la République centrafricaine (RCA), en bénéficieront également.

En RCA justement, cette coopération a profité notamment à Bonaventure Ulrich Abaoutou, un membre de la garde présidentielle. On peut lire sur son uniforme un badge au nom d'un policier chinois. C'est un souvenir qu'il dit garder de son "maître chinois".

En novembre 2018, à l'invitation de la présidence centrafricaine, une équipe de formateurs de l'Ecole de police de la province chinoise du Fujian est arrivée à Bangui pour renforcer les capacités de la garde présidentielle. Durant la formation, Chinois et Centrafricains ont dû braver ensemble le manque de matériel, les coupures de courant, les piqûres de moustiques... pour finir malgré tout par devenir amis.

"Je suis très fier d'avoir un maître chinois. J'aimerais que son nom soit connu de tout le monde. Il est tellement fort, j'ai beaucoup appris de lui et je ne l'oublierai pas", a confié M. Abaoutou, qui est actuellement en Chine pour perfectionner sa formation.

En mars dernier, des chercheurs chinois sont par ailleurs venus à Bangui pour transférer gratuitement aux agriculteurs centrafricains la technique agricole dite du "juncao", terme associant les mots chinois "champignon" et "herbe". Il s'agit d'une sorte d'herbacée géante permettant de faire pousser des champignons rapidement.

Populaire dans plusieurs pays en développement, cette technique a pour premier objectif de garantir la sécurité alimentaire et de réduire la pauvreté. Elle contribue aussi à la lutte contre la désertification, au développement de l'élevage et même à la production d'électricité.

Durant le séjour de l'équipe chinoise, des centaines de chercheurs et d'agriculteurs centrafricains ont suivi le cours de l'inventeur de cette technique, Lin Zhanxi, 76 ans. Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a même dégusté des champignons cultivés sur un substrat de feuilles de juncao séchées, disant les avoir beaucoup aimés.

La population centrafricaine est toujours la première bénéficiaire de la coopération avec la Chine, s'était alors félicité M. Touadéra, se disant impatient de voir ces champignons, fruits de cette coopération technique bilatérale, arriver dans l'assiette de tous les Centrafricains.

Un autre exemple de coopération agricole peut se trouver au Burkina Faso. Sanou Gaoussou, coordonnateur national du Projet riz pluvial (PCA BF-CH), travaille ainsi avec une mission chinoise depuis la signature entre la Chine et son pays d'un accord d'assistance technique agricole en juillet 2018.

Depuis cette date, plusieurs actions ont été menées, s'est-il félicité, citant un voyage d'échanges en Chine pour 14 cadres du ministère burkinabè de l'Agriculture en septembre 2018, un autre similaire en mars dernier et un don chinois de machines et d'équipements agricoles rizicoles d'une valeur de 114 millions de francs CFA (environ 200.000 dollars).

Cette coopération a permis de réhabiliter plus de 600 mètres de canaux d'irrigation et d'en poser 443 mètres, de réparer 12 vannes à Bama (ouest), de produire un hectare de semences de base de riz de variétés TS2 et FKR 19 toujours à Bama et de réaliser quatre hectares de périmètre irrigué en gravitaire à Bagré (centre-est), a-t-il énuméré.

La coopération sino-africaine profite aux Burkinabè, s'est félicité M. Gaoussou, citant le Programme de développement de la riziculture qui prévoit de renforcer les capacités de plus de 25.000 producteurs, dont 20.000 femmes, d'aménager et mettre en valeur 3.000 hectares de bas-fond, de donner aux producteurs 450 tonnes d'engrais NPK et 300 tonnes d'urée ou encore de construire un Office national du riz doté d'un laboratoire multifonction dans la région des Hauts-Bassins (ouest).

 
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La coopération sino-africaine donne davantage de résultats fructueux après le sommet du FCSA (SYNTHESE)

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BEIJING, 24 juin (Xinhua) -- Les peuples africains ont bénéficié de davantage de résultats fructueux dans le cadre de la coopération sino-africaine, tandis que de plus en plus de projets concrets sont mis en œuvre à travers le continent africain, notamment après le sommet du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) de septembre dernier à Beijing.

Pour mieux piloter le développement de cette coopération bilatérale, une réunion de coordination consacrée à la mise en œuvre des résultats du sommet de FCSA se déroule lundi et mardi à Beijing.

Fin juin, la ville chinoise de Changsha, chef-lieu de la province du Hunan (centre-sud), accueillera par ailleurs la première Exposition économique et commerciale Chine-Afrique, à laquelle plus de 50 pays africains ont déjà confirmé leur participation.

Parmi eux, le Cameroun enverra une forte délégation, dont les responsables du Port autonome de Kribi. Ce port en eaux profondes sur le golfe de Guinée a été construit par la société China Harbour Engineering Company (CHEC) qui en est également l'opérateur, au côté de partenaires camerounais et français, depuis mars 2018.

La ville de Kribi a ainsi changé à la suite de la mise en service du port. Sa population ne cesse d'augmenter, des usines s'y construisent, des banques s'y installent. Une belle vision de développement s'offre pour cette ville côtière autrefois un peu perdue dans la forêt. Sur le long terme, les pays voisins enclavés, notamment le Tchad et la République centrafricaine (RCA), en bénéficieront également.

En RCA justement, cette coopération a profité notamment à Bonaventure Ulrich Abaoutou, un membre de la garde présidentielle. On peut lire sur son uniforme un badge au nom d'un policier chinois. C'est un souvenir qu'il dit garder de son "maître chinois".

En novembre 2018, à l'invitation de la présidence centrafricaine, une équipe de formateurs de l'Ecole de police de la province chinoise du Fujian est arrivée à Bangui pour renforcer les capacités de la garde présidentielle. Durant la formation, Chinois et Centrafricains ont dû braver ensemble le manque de matériel, les coupures de courant, les piqûres de moustiques... pour finir malgré tout par devenir amis.

"Je suis très fier d'avoir un maître chinois. J'aimerais que son nom soit connu de tout le monde. Il est tellement fort, j'ai beaucoup appris de lui et je ne l'oublierai pas", a confié M. Abaoutou, qui est actuellement en Chine pour perfectionner sa formation.

En mars dernier, des chercheurs chinois sont par ailleurs venus à Bangui pour transférer gratuitement aux agriculteurs centrafricains la technique agricole dite du "juncao", terme associant les mots chinois "champignon" et "herbe". Il s'agit d'une sorte d'herbacée géante permettant de faire pousser des champignons rapidement.

Populaire dans plusieurs pays en développement, cette technique a pour premier objectif de garantir la sécurité alimentaire et de réduire la pauvreté. Elle contribue aussi à la lutte contre la désertification, au développement de l'élevage et même à la production d'électricité.

Durant le séjour de l'équipe chinoise, des centaines de chercheurs et d'agriculteurs centrafricains ont suivi le cours de l'inventeur de cette technique, Lin Zhanxi, 76 ans. Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a même dégusté des champignons cultivés sur un substrat de feuilles de juncao séchées, disant les avoir beaucoup aimés.

La population centrafricaine est toujours la première bénéficiaire de la coopération avec la Chine, s'était alors félicité M. Touadéra, se disant impatient de voir ces champignons, fruits de cette coopération technique bilatérale, arriver dans l'assiette de tous les Centrafricains.

Un autre exemple de coopération agricole peut se trouver au Burkina Faso. Sanou Gaoussou, coordonnateur national du Projet riz pluvial (PCA BF-CH), travaille ainsi avec une mission chinoise depuis la signature entre la Chine et son pays d'un accord d'assistance technique agricole en juillet 2018.

Depuis cette date, plusieurs actions ont été menées, s'est-il félicité, citant un voyage d'échanges en Chine pour 14 cadres du ministère burkinabè de l'Agriculture en septembre 2018, un autre similaire en mars dernier et un don chinois de machines et d'équipements agricoles rizicoles d'une valeur de 114 millions de francs CFA (environ 200.000 dollars).

Cette coopération a permis de réhabiliter plus de 600 mètres de canaux d'irrigation et d'en poser 443 mètres, de réparer 12 vannes à Bama (ouest), de produire un hectare de semences de base de riz de variétés TS2 et FKR 19 toujours à Bama et de réaliser quatre hectares de périmètre irrigué en gravitaire à Bagré (centre-est), a-t-il énuméré.

La coopération sino-africaine profite aux Burkinabè, s'est félicité M. Gaoussou, citant le Programme de développement de la riziculture qui prévoit de renforcer les capacités de plus de 25.000 producteurs, dont 20.000 femmes, d'aménager et mettre en valeur 3.000 hectares de bas-fond, de donner aux producteurs 450 tonnes d'engrais NPK et 300 tonnes d'urée ou encore de construire un Office national du riz doté d'un laboratoire multifonction dans la région des Hauts-Bassins (ouest).

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