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Que peut-on prédire sur l'avenir du Brexit après la démission de Theresa May? (ANALYSE)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-05-25 à 18:13

BRUXELLES, 25 mai (Xinhua) -- La Première ministre britannique Theresa May a annoncé vendredi qu'elle quitterait la tête du Parti conservateur et du gouvernement britannique le 7 juin prochain en raison de son incapacité de mettre en oeuvre le Brexit. Les nombreuses réactions européennes à cette annonce accréditent la thèse d'un avenir plus qu'incertain pour l'accord sur le Brexit.

Mme May a exprimé son profond regret de n'avoir pas été capable de matérialiser le référendum britannique de juin 2016 qui s'est soldé par 52% des voix en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE.

Cette démission, bien qu'attendue, a provoqué une vague de réactions. Selon une source au sein de l'UE, le président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker, a dit avoir apprécié de travailler avec Mme May, qualifiée par ailleurs de "femme courageuse".

Selon cette même source, la porte-parole adjointe de la Commission, Mina Andreeva, a indiqué que ce départ ne changeait rien à la position des Vingt-Sept. M. Juncker "est prêt à établir des relations de travail avec le nouveau Premier ministre, mais rien ne changera sur l'accord conclu avec Londres sur la sortie ordonnée du Royaume-Uni de l'UE", a-t-elle dit.

Le Premier ministre belge Charles Michel, tout en remerciant Mme May pour son courage, sa détermination et sa coopération sur le Brexit, a appelé de ses voeux une sortie ordonnée du Royaume-Uni de l'UE pour préserver les intérêts des citoyens et des économies. Même son de cloche chez le président français Emmanuel Macron qui a invité à une clarification rapide sur le Brexit.

Avec cette démission, l'hypothèse d'un Brexit sans accord refait son chemin. Cette idée est partagée par María Isabel Celaá Diéguez, porte-parole du gouvernement espagnol, qui considère qu'"un Brexit dur paraît, dans ces circonstances, une réalité quasi impossible à arrêter".

Pour Boris Johnson, candidat favori à la succession de Mme May, "il est temps de mettre en oeuvre le Brexit". L'ancien maire de Londres a donné un aperçu de ce qu'il compte mettre en place, une fois Premier ministre : "Le Royaume-Uni devrait se préparer à sortir sans accord de l'UE s'il veut vraiment être en mesure de négocier un accord convenable. Nous quitterons l'UE le 31 octobre 2019 avec ou sans accord".

L'ancien ministre britannique des Affaires étrangères est un partisan d'un Brexit dur. Son vote du 29 mars 2019 en faveur de l'accord sur le Brexit était conditionné à la démission de Mme May, laquelle est donc intervenue le 24 mai.

Boris Johnson avait démissionné en juillet 2018 pour protester contre la stratégie déployée par Theresa May sur le Brexit. Il avait estimé que les Britanniques en seraient réduits à rester dans l'union douanière et sous la houlette de Bruxelles.

Les jours et mois à venir s'annoncent difficiles pour les partisans de l'accord sur le Brexit.

Avec le vote britannique du 23 mai aux élections européennes et dont les sondages donnent favori le candidat du Parti du Brexit, Nigel Farage, une sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord devient une grande probabilité.

Cependant, quelque soit la politique qu'adoptera le futur Premier ministre britannique, l'UE se dit prête à toute éventualité sur le Brexit.

 
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Que peut-on prédire sur l'avenir du Brexit après la démission de Theresa May? (ANALYSE)

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BRUXELLES, 25 mai (Xinhua) -- La Première ministre britannique Theresa May a annoncé vendredi qu'elle quitterait la tête du Parti conservateur et du gouvernement britannique le 7 juin prochain en raison de son incapacité de mettre en oeuvre le Brexit. Les nombreuses réactions européennes à cette annonce accréditent la thèse d'un avenir plus qu'incertain pour l'accord sur le Brexit.

Mme May a exprimé son profond regret de n'avoir pas été capable de matérialiser le référendum britannique de juin 2016 qui s'est soldé par 52% des voix en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE.

Cette démission, bien qu'attendue, a provoqué une vague de réactions. Selon une source au sein de l'UE, le président de la Commission européenne, Jean Claude Juncker, a dit avoir apprécié de travailler avec Mme May, qualifiée par ailleurs de "femme courageuse".

Selon cette même source, la porte-parole adjointe de la Commission, Mina Andreeva, a indiqué que ce départ ne changeait rien à la position des Vingt-Sept. M. Juncker "est prêt à établir des relations de travail avec le nouveau Premier ministre, mais rien ne changera sur l'accord conclu avec Londres sur la sortie ordonnée du Royaume-Uni de l'UE", a-t-elle dit.

Le Premier ministre belge Charles Michel, tout en remerciant Mme May pour son courage, sa détermination et sa coopération sur le Brexit, a appelé de ses voeux une sortie ordonnée du Royaume-Uni de l'UE pour préserver les intérêts des citoyens et des économies. Même son de cloche chez le président français Emmanuel Macron qui a invité à une clarification rapide sur le Brexit.

Avec cette démission, l'hypothèse d'un Brexit sans accord refait son chemin. Cette idée est partagée par María Isabel Celaá Diéguez, porte-parole du gouvernement espagnol, qui considère qu'"un Brexit dur paraît, dans ces circonstances, une réalité quasi impossible à arrêter".

Pour Boris Johnson, candidat favori à la succession de Mme May, "il est temps de mettre en oeuvre le Brexit". L'ancien maire de Londres a donné un aperçu de ce qu'il compte mettre en place, une fois Premier ministre : "Le Royaume-Uni devrait se préparer à sortir sans accord de l'UE s'il veut vraiment être en mesure de négocier un accord convenable. Nous quitterons l'UE le 31 octobre 2019 avec ou sans accord".

L'ancien ministre britannique des Affaires étrangères est un partisan d'un Brexit dur. Son vote du 29 mars 2019 en faveur de l'accord sur le Brexit était conditionné à la démission de Mme May, laquelle est donc intervenue le 24 mai.

Boris Johnson avait démissionné en juillet 2018 pour protester contre la stratégie déployée par Theresa May sur le Brexit. Il avait estimé que les Britanniques en seraient réduits à rester dans l'union douanière et sous la houlette de Bruxelles.

Les jours et mois à venir s'annoncent difficiles pour les partisans de l'accord sur le Brexit.

Avec le vote britannique du 23 mai aux élections européennes et dont les sondages donnent favori le candidat du Parti du Brexit, Nigel Farage, une sortie du Royaume-Uni de l'UE sans accord devient une grande probabilité.

Cependant, quelque soit la politique qu'adoptera le futur Premier ministre britannique, l'UE se dit prête à toute éventualité sur le Brexit.

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