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France: mobilisation nationale contre l'antisémitisme (SYNTHESE)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-02-20 à 16:52

PARIS, 20 février (Xinhua) -- De nombreux rassemblements contre l'antisémitisme ont eu lieu mardi soir à Paris et dans plusieurs villes de province. Une initiative des partis politiques en réponse à la recrudescence d'actes antisémites signalés ces derniers jours en France.

Des milliers de personnes ont répondu à l'appel des partis politiques - à l'exception du Rassemblement national - pour dénoncer la multiplication des actes antisémites en France. Paris, Lyon, Marseille ou encore Strasbourg se sont ainsi mobilisés autour d'un seul et même mot d'ordre : "L'antisémitisme, ça suffit!".

Quelques heures avant le coup d'envoi de cette mobilisation nationale, les médias ont annoncé la profanation du cimetière juif de Quatzenheim (Alsace), où 96 tombes ont été taguées de croix gammées dans la nuit du lundi à mardi.

Cette profanation vient s'ajouter à la longue liste des actes antisémites perpétrés ces derniers mois, notamment les insultes antisémites proférées samedi dernier en marge de la manifestation des "gilets jaunes" à l'encontre du philosophe et académicien Alain Finkielkraut ou encore les croix gammées découvertes en mi-février à Paris, sur les portraits de l'ancienne ministre Simone Veil, une rescapée de la Shoah.

Ces actes ont motivé cette mobilisation qui a rassemblé des personnalités politiques, syndicales, religieuses et de la société civile partout en France. Selon les organisateurs, près de 20.000 personnes ont participé au rassemblement parisien place de la République.

Parmi elles, les anciens chefs d'Etat Nicolas Sarkozy et François Hollande, le Premier ministre Edouard Philippe, accompagné de membres du gouvernement, de chefs de partis politiques, d'élus et de "gilets jaunes".

M. Hollande et M. Sarkozy ont qualifié ces actes antisémites d'attaque contre la République. "L'antisémitisme, c'est un fléau, c'est une attaque contre la République", a réagi en marge du rassemblement M. Hollande, tout en se réjouissant de la volonté des Français à faire face "à ce qui a déjà empoisonné notre pays à d'autres époques et qui revient régulièrement".

"Des individus provoquent l'autorité de l'Etat, l'Etat doit répondre avec une fermeté extrême. Il y a des propos et des attitudes irresponsables, il y a une violence qui se répand. Maintenant cela doit cesser", a dit pour sa part M. Sarkozy.

M. Philippe a prôné lui aussi la fermeté face à l'antisémitisme. "Il faut punir sévèrement tous ceux qui (...) mettent en cause ce que nous sommes. Se rassembler, c'est nécessaire; ce n'est pas suffisant, mais c'est nécessaire", a-t-il indiqué.

Quant au président Emmanuel Macron, il a préféré se recueillir au Mémorial de la Shoah, non loin de la place de la République. Il s'était rendu quelques heures plus tôt au cimetière profané de Quatzenheim pour assurer la communauté juive d'Alsace du soutien de l'Etat. "On prendra des actes, on prendra des lois et on punira (...) Ceux qui ont fait ça ne sont pas dignes de la République", a-t-il lancé.

Dans une déclaration commune, des responsables de cultes et d'organisations laïques ont eux aussi appelé à un "sursaut des consciences" face à l'antisémitisme. Ils ont dénoncé ces actes antisémites qui "meurtrissent la France tout entière".

En 2018, les actes antisémites ont connu une hausse de 74%, passant de 311 en 2017 à 541 l'an dernier, avait déclaré le 11 février le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner lors d'un hommage à Ilan Halimi, un jeune juif torturé et tué en 2006.

 
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France: mobilisation nationale contre l'antisémitisme (SYNTHESE)

French.xinhuanet.com | Publié le 2019-02-20 à 16:52

PARIS, 20 février (Xinhua) -- De nombreux rassemblements contre l'antisémitisme ont eu lieu mardi soir à Paris et dans plusieurs villes de province. Une initiative des partis politiques en réponse à la recrudescence d'actes antisémites signalés ces derniers jours en France.

Des milliers de personnes ont répondu à l'appel des partis politiques - à l'exception du Rassemblement national - pour dénoncer la multiplication des actes antisémites en France. Paris, Lyon, Marseille ou encore Strasbourg se sont ainsi mobilisés autour d'un seul et même mot d'ordre : "L'antisémitisme, ça suffit!".

Quelques heures avant le coup d'envoi de cette mobilisation nationale, les médias ont annoncé la profanation du cimetière juif de Quatzenheim (Alsace), où 96 tombes ont été taguées de croix gammées dans la nuit du lundi à mardi.

Cette profanation vient s'ajouter à la longue liste des actes antisémites perpétrés ces derniers mois, notamment les insultes antisémites proférées samedi dernier en marge de la manifestation des "gilets jaunes" à l'encontre du philosophe et académicien Alain Finkielkraut ou encore les croix gammées découvertes en mi-février à Paris, sur les portraits de l'ancienne ministre Simone Veil, une rescapée de la Shoah.

Ces actes ont motivé cette mobilisation qui a rassemblé des personnalités politiques, syndicales, religieuses et de la société civile partout en France. Selon les organisateurs, près de 20.000 personnes ont participé au rassemblement parisien place de la République.

Parmi elles, les anciens chefs d'Etat Nicolas Sarkozy et François Hollande, le Premier ministre Edouard Philippe, accompagné de membres du gouvernement, de chefs de partis politiques, d'élus et de "gilets jaunes".

M. Hollande et M. Sarkozy ont qualifié ces actes antisémites d'attaque contre la République. "L'antisémitisme, c'est un fléau, c'est une attaque contre la République", a réagi en marge du rassemblement M. Hollande, tout en se réjouissant de la volonté des Français à faire face "à ce qui a déjà empoisonné notre pays à d'autres époques et qui revient régulièrement".

"Des individus provoquent l'autorité de l'Etat, l'Etat doit répondre avec une fermeté extrême. Il y a des propos et des attitudes irresponsables, il y a une violence qui se répand. Maintenant cela doit cesser", a dit pour sa part M. Sarkozy.

M. Philippe a prôné lui aussi la fermeté face à l'antisémitisme. "Il faut punir sévèrement tous ceux qui (...) mettent en cause ce que nous sommes. Se rassembler, c'est nécessaire; ce n'est pas suffisant, mais c'est nécessaire", a-t-il indiqué.

Quant au président Emmanuel Macron, il a préféré se recueillir au Mémorial de la Shoah, non loin de la place de la République. Il s'était rendu quelques heures plus tôt au cimetière profané de Quatzenheim pour assurer la communauté juive d'Alsace du soutien de l'Etat. "On prendra des actes, on prendra des lois et on punira (...) Ceux qui ont fait ça ne sont pas dignes de la République", a-t-il lancé.

Dans une déclaration commune, des responsables de cultes et d'organisations laïques ont eux aussi appelé à un "sursaut des consciences" face à l'antisémitisme. Ils ont dénoncé ces actes antisémites qui "meurtrissent la France tout entière".

En 2018, les actes antisémites ont connu une hausse de 74%, passant de 311 en 2017 à 541 l'an dernier, avait déclaré le 11 février le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner lors d'un hommage à Ilan Halimi, un jeune juif torturé et tué en 2006.

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