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La division entre l'Italie et les grands pays de l'UE sur le Venezuela reflète aussi une division interne (ANALYSE)

 
French.xinhuanet.com | Publié le 2019-02-09 à 03:52

ROME, 8 février (Xinhua) -- L'Italie a bloqué cette semaine une proposition de l'Union européenne (UE) visant à reconnaître le principal dirigeant d'opposition, Juan Guaido, comme président par intérim, une décision que les analystes interprètent non seulement comme une divergence avec les autres États-membres mais aussi comme une division interne de l'Italie.

Les États-membres de l'UE ont débattu plusieurs jours de la manière de régler la question du Venezuela avant de parvenir à cette proposition, et certains pays appelaient à soutenir l'opposition, tandis que d'autres étaient sceptiques sur le précédent que constituerait la reconnaissance d'un dirigeant autoproclamé.

Une déclaration conjointe de l'UE reconnaissant M. Guaido comme président par intérim a finalement été contrée par le veto de l'Italie.

"Le mouvement 5 étoiles et ce gouvernement ne reconnaîtront jamais des personnes qui se désignent elles-mêmes comme présidents", a déclaré Alessandro Di Battista, député et figure emblématique du mouvement 5 étoiles.

Ce développement plonge les responsables de l'UE dans l'incertitude sur la manière de procéder sans le soutien de l'un des membres fondateurs du bloc.

Une première étape a consisté dans la publication par un groupe de pays européens, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, d'une déclaration informelle de soutien à M. Guaido.

Le Venezuela a rejeté lundi cette déclaration, estimant que cette décision "est une violation flagrante des principes et des pratiques régissant les relations diplomatiques, ouvrant un précédent dangereux pour la coexistence entre les pays".

Parallèlement, M. Guaido enverra à Rome une équipe de diplomates pour courtiser le soutien des dirigeants italiens. Ces diplomates doivent arriver lundi prochain.

Le recours au "droit de veto" n'est pas une nouveauté au sein de l'UE, soulignent des experts, toutefois il est rare qu'il soit invoqué dans le cadre des relations internationales.

"Il est parfaitement légal pour un pays de mettre son veto à une déclaration conjointe, et cela arrive parfois dans certains domaines. Toutefois, en matière de relations internationales, cela est très rare", a souligné à Xinhua, Nicola Missaglia, chargée de recherche de l'Institut italien d'études de politique international, un cabinet de réflexion.

De plus, des analystes italiens soulignent que cela illustre une division au sein des dirigeants italiens, ce qui pourrait avoir des conséquences graves pour le pays.

En effet, le gouvernement n'est pas uni sur cette question, estiment-ils. La Ligue, parti nationaliste et partenaire minoritaire du gouvernement italien, a déclaré que M. Guaido devrait selon elle diriger le Venezuela. Quant au président italien, Sergio Mattarella, il a appelé les partenaires de coalition à "faire preuve de responsabilité en exprimant clairement une position commune" avec l'Union européenne.

 
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La division entre l'Italie et les grands pays de l'UE sur le Venezuela reflète aussi une division interne (ANALYSE)

French.xinhuanet.com | Publié le 2019-02-09 à 03:52

ROME, 8 février (Xinhua) -- L'Italie a bloqué cette semaine une proposition de l'Union européenne (UE) visant à reconnaître le principal dirigeant d'opposition, Juan Guaido, comme président par intérim, une décision que les analystes interprètent non seulement comme une divergence avec les autres États-membres mais aussi comme une division interne de l'Italie.

Les États-membres de l'UE ont débattu plusieurs jours de la manière de régler la question du Venezuela avant de parvenir à cette proposition, et certains pays appelaient à soutenir l'opposition, tandis que d'autres étaient sceptiques sur le précédent que constituerait la reconnaissance d'un dirigeant autoproclamé.

Une déclaration conjointe de l'UE reconnaissant M. Guaido comme président par intérim a finalement été contrée par le veto de l'Italie.

"Le mouvement 5 étoiles et ce gouvernement ne reconnaîtront jamais des personnes qui se désignent elles-mêmes comme présidents", a déclaré Alessandro Di Battista, député et figure emblématique du mouvement 5 étoiles.

Ce développement plonge les responsables de l'UE dans l'incertitude sur la manière de procéder sans le soutien de l'un des membres fondateurs du bloc.

Une première étape a consisté dans la publication par un groupe de pays européens, dont la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, d'une déclaration informelle de soutien à M. Guaido.

Le Venezuela a rejeté lundi cette déclaration, estimant que cette décision "est une violation flagrante des principes et des pratiques régissant les relations diplomatiques, ouvrant un précédent dangereux pour la coexistence entre les pays".

Parallèlement, M. Guaido enverra à Rome une équipe de diplomates pour courtiser le soutien des dirigeants italiens. Ces diplomates doivent arriver lundi prochain.

Le recours au "droit de veto" n'est pas une nouveauté au sein de l'UE, soulignent des experts, toutefois il est rare qu'il soit invoqué dans le cadre des relations internationales.

"Il est parfaitement légal pour un pays de mettre son veto à une déclaration conjointe, et cela arrive parfois dans certains domaines. Toutefois, en matière de relations internationales, cela est très rare", a souligné à Xinhua, Nicola Missaglia, chargée de recherche de l'Institut italien d'études de politique international, un cabinet de réflexion.

De plus, des analystes italiens soulignent que cela illustre une division au sein des dirigeants italiens, ce qui pourrait avoir des conséquences graves pour le pays.

En effet, le gouvernement n'est pas uni sur cette question, estiment-ils. La Ligue, parti nationaliste et partenaire minoritaire du gouvernement italien, a déclaré que M. Guaido devrait selon elle diriger le Venezuela. Quant au président italien, Sergio Mattarella, il a appelé les partenaires de coalition à "faire preuve de responsabilité en exprimant clairement une position commune" avec l'Union européenne.

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