Brexit : le président de la Commission européenne appelle à passer des "discours" aux actes

Publié le 2018-03-13 à 23:04 | french.xinhuanet.com

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STRASBOURG, 13 mars (Xinhua) -- Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a jugé, mardi devant les eurodéputés réunis en session plénière à Strasbourg, qu'il était temps de passer des "discours" sur le Brexit à leur traduction dans des textes juridiques afin d'organiser concrètement le retrait du Royaume-Uni et sa future relation avec l'UE.

Une étude publiée lundi affirme que les entreprises du Royaume-Uni et de l'Union européenne feront face à des coûts annuels supplémentaires d'environ 65 milliards d'euros si aucun accord de libre-échange n'est trouvé pour l'après-Brexit.

"Il est maintenant temps de traduire les discours en traités, les engagements en accords, les vastes suggestions et souhaits sur la future relation en solutions réalisables", a-t-il dit lors d'un discours devant le Parlement européen (PE).

Theresa May, la Première ministre britannique, "doit nous donner plus de clarté sur comment le Royaume-Uni voit sa future relation avec l'UE", a-t-il ajouté.

Le chef de l'exécutif européen a insisté sur la nécessité d'éviter le retour d'une "frontière dure" en Irlande, déclarant qu'il ne s'agissait pas d'"une question irlandaise mais d'une question européenne". Un point qui devient de plus en plus explosif.

Un sommet européen est programmé les 22 et 23 mars à Bruxelles lors duquel les 27 doivent adopter leur position pour négocier le cadre de la relation post-Brexit entre l'UE et le Royaume-Uni, notamment sur le plan commercial.

Les discussions se sont jusqu'ici focalisées sur la préparation du traité scellant le Brexit, la facture du divorce, le sort des expatriés et l'avenir de la frontière irlandaise.

Le négociateur en chef au nom de l'UE, Michel Barnier, s'est lui aussi exprimé mardi matin à Strasbourg, en des termes fermes, pour une nouvelle fois appeler Londres à faire avancer les négociations.

Le document de 120 pages qu'il a proposé fin février - à treize mois de la date fixée pour le Brexit - contient, outre la question irlandaise, un certain nombre de points de discorde entre Londres et les 27.

french.xinhuanet.com

Brexit : le président de la Commission européenne appelle à passer des "discours" aux actes

Publié le 2018-03-13 à 23:04 | french.xinhuanet.com

STRASBOURG, 13 mars (Xinhua) -- Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a jugé, mardi devant les eurodéputés réunis en session plénière à Strasbourg, qu'il était temps de passer des "discours" sur le Brexit à leur traduction dans des textes juridiques afin d'organiser concrètement le retrait du Royaume-Uni et sa future relation avec l'UE.

Une étude publiée lundi affirme que les entreprises du Royaume-Uni et de l'Union européenne feront face à des coûts annuels supplémentaires d'environ 65 milliards d'euros si aucun accord de libre-échange n'est trouvé pour l'après-Brexit.

"Il est maintenant temps de traduire les discours en traités, les engagements en accords, les vastes suggestions et souhaits sur la future relation en solutions réalisables", a-t-il dit lors d'un discours devant le Parlement européen (PE).

Theresa May, la Première ministre britannique, "doit nous donner plus de clarté sur comment le Royaume-Uni voit sa future relation avec l'UE", a-t-il ajouté.

Le chef de l'exécutif européen a insisté sur la nécessité d'éviter le retour d'une "frontière dure" en Irlande, déclarant qu'il ne s'agissait pas d'"une question irlandaise mais d'une question européenne". Un point qui devient de plus en plus explosif.

Un sommet européen est programmé les 22 et 23 mars à Bruxelles lors duquel les 27 doivent adopter leur position pour négocier le cadre de la relation post-Brexit entre l'UE et le Royaume-Uni, notamment sur le plan commercial.

Les discussions se sont jusqu'ici focalisées sur la préparation du traité scellant le Brexit, la facture du divorce, le sort des expatriés et l'avenir de la frontière irlandaise.

Le négociateur en chef au nom de l'UE, Michel Barnier, s'est lui aussi exprimé mardi matin à Strasbourg, en des termes fermes, pour une nouvelle fois appeler Londres à faire avancer les négociations.

Le document de 120 pages qu'il a proposé fin février - à treize mois de la date fixée pour le Brexit - contient, outre la question irlandaise, un certain nombre de points de discorde entre Londres et les 27.

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