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Le HCR appelle à ne pas oublier les pays d'accueil des réfugiés

Publié le 2018-02-13 à 17:00 | french.xinhuanet.com

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AMMAN, 13 février (Xinhua) -- Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a déclaré lundi depuis le camp de réfugiés syriens de Zaatari en Jordanie que les pays d'accueil des réfugiés ne devaient pas être oubliés.

"Des pays comme la Jordanie, le Liban, la Turquie, l'Irak et l'Egypte font de gros efforts pour soutenir les réfugiés pendant la crise actuelle", a indiqué M. Grandi, qui effectue une visite de trois jours en Jordanie dans le cadre d'une tournée qui l'emmènera également au Liban, en Turquie et en Syrie.

Il a appelé les pays donateurs "à promettre des fonds à ces pays et à prendre en compte la responsabilité que les communautés hôtes prennent".

Parlant des Syriens bloqués dans le "no man's land" entre la Jordanie et la Syrie, M. Grandi a souligné que le gouvernement syrien était responsable de ces personnes "déplacées à l'intérieur de la Syrie".

Le patron du Haut Commissariat de l'ONU pour les Réfugiés (HCR) a également salué les efforts de la Jordanie pour stimuler l'emploi des réfugiés syriens, affirmant qu'un plus grand soutien international pour de tels programmes était nécessaire pour sortir de la pauvreté des millions de Syriens dans la région.

Sur les quelque 657.000 réfugiés syriens enregistrés en Jordanie, plus de 80% vivent avec moins de trois dollars par jour.

"Je tiens à féliciter le gouvernement jordanien pour avoir facilité les projets qui permettent aux réfugiés syriens d'avoir un emploi", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse dans le camp de réfugiés de Zaatari.

Selon M. Grandi, la Jordanie a jusqu'ici délivré plus de 88.000 permis de travail aux réfugiés syriens, dans le cadre d'un accord conclu en 2016. La majorité des permis ont été délivrés pour les secteurs de l'agriculture et de la construction, les femmes représentant environ 5% du total.

Filippo Grandi a salué cette "nouvelle façon" de soutenir les réfugiés, qui ne les rend pas exclusivement dépendants de la distribution de nourriture ou d'argent. "Ca leur permet de gagner de l'argent, d'avoir la dignité de travailler et de développer des compétences, surtout pour les femmes", a-t-il déclaré.

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