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Le commerce frontalier sino-vietnamien débouche sur une coopération délicieuse

Publié le 2018-01-11 à 12:57 | french.xinhuanet.com

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Une semaine d'actualités en images (du 1er au 7 janvier 2018)

Le président français Emmanuel Macron (PORTRAIT)

KUNMING, 11 janvier (Xinhua) -- La Vietnamienne Tran Thi Vui exploite un restaurant de Pho Cuon (rouleaux de printemps) à Hekou, dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest). De l'autre côté d'une rivière, qui est également la frontière sino-vietnamienne, se trouve sa ville natale, Lao Cai.

Il y a dix ans, elle est tombée amoureuse de Bao Fusheng, un Chinois "intelligent et honnête". Après leur mariage, le couple a ouvert le restaurant, qui est devenu un succès parmi les commerçants transfrontaliers des deux pays.

"Les Vietnamiens aiment les saveurs fades, alors que les Chinois préfèrent la nourriture épicée", indique Mme Tran, qui, afin de satisfaire les goûts chinois et vietnamiens, ajoute du millet épicé chinois, de l'ail et de la sauce de soja dans la sauce originale à base de poisson et de citron.

Le travail commence à quatre heures du matin. Ils vendent entre 400 et 500 rouleaux de printemps chaque jour, voire plus de 1.000 durant des vacances.

Lorsque les affaires ont connu un essor, le couple n'a plus été en mesure de répondre à la demande croissante et a embauché cinq serveuses vietnamiennes, dont trois ont emménagé à Hekou.

Chaque matin, les deux serveuses qui vivent encore à Lao Cai traversent le pont enjambant la rivière Nanxi et passent le contrôle d'immigration pour aller au travail. Le soir, elles rentrent en traversant la frontière.

"Les transports entre les deux pays deviennent de plus en plus pratiques, et le nombre de clients est en hausse", indique Mme Tran.

Ce qu'elle ignore peut-être est que, depuis des années, la Chine est la première source de touristes du Vietnam, alors que le Vietnam est devenu le 8e plus grand partenaire commercial de la Chine et le 9e plus grand exportateur vers ce pays.

La deuxième réunion des dirigeants de la Coopération Lancang-Mékong (LMC) s'est ouverte mercredi à Phnom Penh, au Cambodge. Plus de résultats concrets sont prévus dans le cadre du mécanisme de coopération sous-régional conjointement établi en 2015 par les six pays le long du fleuve Mékong (connu en Chine sous le nom de fleuve Lancang).

Initié par la Chine en 2014, le mécanisme LMC porte sur cinq domaines de coopération jugés prioritaires : la connectivité, les capacités de production, la coopération économique transfrontalière, la gestion des ressources en eau, ainsi que l'agriculture et la réduction de la pauvreté.

Le fleuve Lancang prend sa source sur le plateau tibétain du Qinghai (ouest de la Chine) et devient le Mékong lorsqu'il traverse le Myanmar, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam, avant de se jeter en mer de Chine méridionale.

"La raison pour laquelle le mécanisme de coopération Lancang-Mékong a connu un développement rapide est qu'il correspond à la volonté commune des six pays de renforcer la coopération bénéfique à tous et à la tendance à l'intégration économique régionale", a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi. "Il a manifesté une forte vitalité depuis sa création".

"J'espère que davantage de Chinois et de Vietnamiens auront l'occasion de goûter mes rouleaux de printemps", explique Mme Tran, qui compte élargir son restaurant et embaucher plus de personnes.

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