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Le Burundi évolue vers la "pérennisation des acquis" du programme national de volontaires des jeunes (INTERVIEW)

French.xinhuanet.com   2017-12-06 01:46:35      

BUJUMBURA, 5 décembre (Xinhua) -- Le Burundi évolue vers la "pérennisation des acquis" du Programme national de volontaires des jeunes (PNVJ) sur le modèle des Volontaires des Nations Unies (VNU) pour aider les jeunes burundais, sur base du volontariat, à mieux s'intégrer dans leur cadre de vie, a déclaré mercredi à Bujumbura Jean-Bosco Hitimana, ministre burundais de la Jeunesse.

Le ministre Hitimana s'exprimait au cours d'une interview accordée à Xinhua dans le cadre de l'édition 2017 de la Journée Internationale des Volontaires(JIV) célebrée sous un thème central ainsi libellé : "Les volontaires ; les premiers à agir".

"C'est vraiment un concept tout à fait nouveau pour le Burundi, car, avant on parlait de Volontaires des Nations Unies (VNU). Maintenant, le programme national de volontaires des jeunes s'inscrit dans cette logique d'aider les jeunes burundais à mieux s'intégrer, sur base volontaire, dans le cadre de vie de leurs communautés respectives", a précisé M. Hitimana.

Le PNVJ dont le démarrage remonte à l'an 2014 avec un agenda triennal (septembre 2014-septembre 2017), en est aujourd'hui déjà parvenu à rassembler 504 jeunes volontaires burundais formés dans trois provinces pilotes sur les dix-huit que compte le pays, à savoir Ngozi(nord), Gitega(centre) et Bujumbura(ouest), a-t-il ajouté.

Actuellement, a-t-il poursuivi, le Burundi s'achemine vers la mise en place d'un cadre légal, en l'occurrence la "loi-cadre du volontariat" au Burundi. A ce jour, le projet de loi ad hoc, déjà adopté par le gouvernement burundais du président Pierre Nkurunziza réuni en conseil des ministres, se trouve à l'assemblée nationale pour analyse et vote.

Le ministre Hitimana a révélé qu'aussitôt cette loi promulguée à l'horizon du premier trimestre 2018, suivra immédiatement la mise en place d'une "infrastructure nationale de gestion du volontariat des jeunes" dont la dénomination officielle sera le "Centre National de Volontariat des Jeunes au Burundi" (CNVJB).

Cette infrastructure sera étendue au niveau des autres quinze provinces restantes en s'appuyant sur des expériences déjà vécues sous d'autres cieux africains, a-t-il signalé sur base des visites de travail déjà effectués au Mali et au Burkina Faso.

"Maintenant, l'approche en vogue au niveau du continent africain ; c'est de voir des jeunes volontaires burundais en arriver à travailler dans d'autres pays africains, sur base des futurs partenariats avec le Burundi, une fois que ce centre sera mis en place", a-t-il ajouté.

Avec la création d'un centre national de jeunes volontaires, a-t-il expliqué, le gouvernement burundais sera "doté d'outils importants" pour mieux gérer ce programme de jeunes volontaires dans le pays, dans une perspective de faire d'eux des acteurs-clés du développement national.

Car, a-t-il insisté, le Burundi est convaincu que le volontariat reste, à ce jour, une valeur universelle qui participe à la promotion du développement durable en gardant le cap de l'engagement mondial selon lequel "nul ne doit être laissé pour compte" pour relever le défi de réaliser les Objectifs du Développement Durable (ODD) d'ici l'horizon 2030.

Sur la question de savoir les éléments de satisfaction du gouvernement burundais trois ans après la mise en place du PNVJB, le ministre Hitimana s'est dit heureux d'avoir constaté que les trois premières promotions de jeunes burundais formés selon cette vision de volontariat, ont pu bénéficier des connaissances en matière d'autonomisation.

"Aujourd'hui, le regroupement des jeunes burundais en association, permet de mieux gérer les défis auxquels fait face la jeunesse burundaise, en l'occurrence la problématique du chômage récurrent. Il s'agit donc d'une plus value dans la gestion des problèmes sociaux-économiques auxquels font face les différents segments de la jeunesse burundaise", a-t-il fait remarquer.

Pour le ministre burundais, en dépit de ces défis liés au financement de ce programme, le plus important est plutôt l'existence d'une "volonté politique au sommet de l'Etat", il est permis d'espérer que ces défis seront vite relevés.

Le ministre Hitimana a profité de cette opportunité, pour exprimer la gratitude du gouvernement burundais à l'endroit du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le programme VNU pour les créneaux offerts aux volontaires burundais, "pour se faire une place dans l'édification d'une nation burundaise plus épanouie", et pour leur implication particulière dans le PNVJB depuis les débuts jusqu'à la mise en œuvre du CNVB.

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Le Burundi évolue vers la "pérennisation des acquis" du programme national de volontaires des jeunes (INTERVIEW)

Publié le 2017-12-06 à 01:46 | french.xinhuanet.com

BUJUMBURA, 5 décembre (Xinhua) -- Le Burundi évolue vers la "pérennisation des acquis" du Programme national de volontaires des jeunes (PNVJ) sur le modèle des Volontaires des Nations Unies (VNU) pour aider les jeunes burundais, sur base du volontariat, à mieux s'intégrer dans leur cadre de vie, a déclaré mercredi à Bujumbura Jean-Bosco Hitimana, ministre burundais de la Jeunesse.

Le ministre Hitimana s'exprimait au cours d'une interview accordée à Xinhua dans le cadre de l'édition 2017 de la Journée Internationale des Volontaires(JIV) célebrée sous un thème central ainsi libellé : "Les volontaires ; les premiers à agir".

"C'est vraiment un concept tout à fait nouveau pour le Burundi, car, avant on parlait de Volontaires des Nations Unies (VNU). Maintenant, le programme national de volontaires des jeunes s'inscrit dans cette logique d'aider les jeunes burundais à mieux s'intégrer, sur base volontaire, dans le cadre de vie de leurs communautés respectives", a précisé M. Hitimana.

Le PNVJ dont le démarrage remonte à l'an 2014 avec un agenda triennal (septembre 2014-septembre 2017), en est aujourd'hui déjà parvenu à rassembler 504 jeunes volontaires burundais formés dans trois provinces pilotes sur les dix-huit que compte le pays, à savoir Ngozi(nord), Gitega(centre) et Bujumbura(ouest), a-t-il ajouté.

Actuellement, a-t-il poursuivi, le Burundi s'achemine vers la mise en place d'un cadre légal, en l'occurrence la "loi-cadre du volontariat" au Burundi. A ce jour, le projet de loi ad hoc, déjà adopté par le gouvernement burundais du président Pierre Nkurunziza réuni en conseil des ministres, se trouve à l'assemblée nationale pour analyse et vote.

Le ministre Hitimana a révélé qu'aussitôt cette loi promulguée à l'horizon du premier trimestre 2018, suivra immédiatement la mise en place d'une "infrastructure nationale de gestion du volontariat des jeunes" dont la dénomination officielle sera le "Centre National de Volontariat des Jeunes au Burundi" (CNVJB).

Cette infrastructure sera étendue au niveau des autres quinze provinces restantes en s'appuyant sur des expériences déjà vécues sous d'autres cieux africains, a-t-il signalé sur base des visites de travail déjà effectués au Mali et au Burkina Faso.

"Maintenant, l'approche en vogue au niveau du continent africain ; c'est de voir des jeunes volontaires burundais en arriver à travailler dans d'autres pays africains, sur base des futurs partenariats avec le Burundi, une fois que ce centre sera mis en place", a-t-il ajouté.

Avec la création d'un centre national de jeunes volontaires, a-t-il expliqué, le gouvernement burundais sera "doté d'outils importants" pour mieux gérer ce programme de jeunes volontaires dans le pays, dans une perspective de faire d'eux des acteurs-clés du développement national.

Car, a-t-il insisté, le Burundi est convaincu que le volontariat reste, à ce jour, une valeur universelle qui participe à la promotion du développement durable en gardant le cap de l'engagement mondial selon lequel "nul ne doit être laissé pour compte" pour relever le défi de réaliser les Objectifs du Développement Durable (ODD) d'ici l'horizon 2030.

Sur la question de savoir les éléments de satisfaction du gouvernement burundais trois ans après la mise en place du PNVJB, le ministre Hitimana s'est dit heureux d'avoir constaté que les trois premières promotions de jeunes burundais formés selon cette vision de volontariat, ont pu bénéficier des connaissances en matière d'autonomisation.

"Aujourd'hui, le regroupement des jeunes burundais en association, permet de mieux gérer les défis auxquels fait face la jeunesse burundaise, en l'occurrence la problématique du chômage récurrent. Il s'agit donc d'une plus value dans la gestion des problèmes sociaux-économiques auxquels font face les différents segments de la jeunesse burundaise", a-t-il fait remarquer.

Pour le ministre burundais, en dépit de ces défis liés au financement de ce programme, le plus important est plutôt l'existence d'une "volonté politique au sommet de l'Etat", il est permis d'espérer que ces défis seront vite relevés.

Le ministre Hitimana a profité de cette opportunité, pour exprimer la gratitude du gouvernement burundais à l'endroit du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le programme VNU pour les créneaux offerts aux volontaires burundais, "pour se faire une place dans l'édification d'une nation burundaise plus épanouie", et pour leur implication particulière dans le PNVJB depuis les débuts jusqu'à la mise en œuvre du CNVB.

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