BEIJING, 24 août (Xinhua) -- Alors que le face-à-face militaire entre la Chine et l'Inde entre dans son troisième mois, la Chine n'assouplira pas sa position devant toute violation de sa souveraineté.
"Nous ne rechercherons jamais ni l'agression ni l'expansion, mais nous sommes sereins quant à notre capacité de vaincre face à toute invasion", a déclaré le président chinois Xi Jinping dans un discours prononcé à l'occasion du 90e anniversaire de l'Armée populaire de libération. "Nous ne permettrons jamais à quiconque, ni à aucune organisation ou parti politique de séparer du pays quelque partie que ce soit du territoire chinois, sous quelque forme que ce soit".
Plus de 270 militaires indiens ont franchi, le 18 juin, avec deux bulldozers, la frontière entre la Chine et l'Inde dans la section du Sikkim, et ont parcouru plus de 100 mètres sur le territoire chinois pour empêcher la construction d'une simple route dans la zone de Dong Lang (Doklam), dans la région autonome du Tibet de la Chine.
Contrairement aux précédentes confrontations, le face-à-face actuel est la conséquence d'une incursion militaire indienne du côté chinois à un endroit de la frontière reconnu de part et d'autre.
La zone de Dong Lang (Doklam), qui borde l'Etat indien du Sikkim à l'ouest et le Royaume du Bouthan au sud, appartient à la Chine et est sous administration chinoise depuis très longtemps.
Selon la Convention sur le Sikkim et le Tibet, signée entre la Grande-Bretagne et la Chine en 1890, Dong Lang (Doklam) appartient sans conteste à la Chine. L'Inde avait hérité de l'accord lors de son indépendance et ses gouvernements successifs l'ont à maintes reprises confirmé.
L'Inde a déclaré qu'elle défendait tout simplement son petit voisin, le Bhoutan, arguant du fait que Dong Lang (Doklam) était un territoire bhoutanais. Mais, même si c'était le cas, l'Inde n'a pas de droit de s'immiscer dans les problèmes frontaliers entre la Chine et le Bhoutan, ni celui d'émettre des revendications territoriales au nom du Bhoutan.
L'Inde n'a pas seulement violé la souveraineté territoriale de la Chine, mais elle a aussi amoindri l'indépendance du Bhoutan.
En créant un différend à Dong Lang (Doklam), l'Inde a renforcé sa présence militaire dans ce royaume bouddhiste et profité du Bhoutan pour accroître son avantage géostratégique face à la Chine.
Dong Lang (Doklam) est certainement d'une importance stratégique majeure pour l'Inde, en raison de la proximité du Couloir de Siliguri, le "cou de poulet" sensible de l'Inde, qui relie sept états du nord-est au reste du pays.
Depuis le face-à-face, la Chine a manifesté sa bonne volonté et a cherché à communiquer avec l'Inde par la voie diplomatique pour résoudre ce problème. Cependant, les troupes indiennes n'ont pas mis fin à leur invasion.
La Chine n'a aucune raison, ni aucune volonté, de se lancer dans une guerre avec son voisin, mais elle ne reculera jamais et préservera coûte que coûte son territoire.
Pour éviter l'escalade du conflit militaire, le seul acte de sagesse de la part de l'Inde est de retirer sans condition toutes ses troupes. Personne n'a à gagner d'une éventuelle guerre entre la Chine et l'Inde.
Le "Dragon chinois" et "l'Eléphant indien", deux des plus anciennes civilisations du monde, ont beaucoup en commun. Leur co-existence profite non seulement à leurs deux peuples, au total 2,7 milliards de personnes, mais également à ceux qui vivent au-delà de leurs frontières. En revanche, l'engrenage de la rivalité entre les deux nations pourrait coûter cher.
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