Madagascar organise sa première consultation nationale sur les cancers gynécologiques
Publié le 2017-06-23 à 15:57 | french.xinhuanet.com
ANTANANARIVO, 23 juin (Xinhua) -- Une première consultation nationale sur les cancers gynécologiques a été organisée cette semaine à Madagascar afin d'échanger sur les connaissances, expériences et recommandations pour des actions coordonnées, a-t-on appris jeudi auprès du ministère malgache de la Santé publique.
Des experts internationaux ont aussi participé de mercredi à vendredi à cette consultation dont le thème est "N'abandonner aucune femme à son sort, ensemble faisons face aux cancers gynécologiques".
Selon Tovo Harivony, chef du service d'oncologie de l'hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) à Antananarivo, la capitale malgache, environ 1.600 nouveaux cas de cancer sont enregistrés chaque année dans le pays. Il a également révélé que la moitié des cancers diagnostiqués à Madagascar sont des cancers gynécologiques.
Un rapport du ministère malgache de la Santé "a également révélé que seulement environ 65% des patientes arrivent à suivre le traitement et peu d'entre elles arrivent jusqu'à la fin", a confié à Xinhua le directeur de cabinet du ministère, Willy Randriamarotia.
"Pourtant, plus des 60% des cas de cancer sont dépistés au stade avancé, la maladie représentant ainsi 8% de la mortalité au pays", a-t-il poursuivi.
Pour sa part, Charlotte Faty Ndiaye, représentante de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans l'île, a estimé que les jeunes filles malgaches de 9 à 13 ans devraient se faire vacciner contre le virus du papillome humain (VPH), "le principal responsable du cancer du col de l'utérus".
A l'issue de ces trois journées de consultation sur les cancers gynécologiques, "des stratégies sur la prévention et le traitement seront élaborées avec l'initiative de l'OMS et de tous les acteurs de la santé", a indiqué M. Randriamarotia. Fin

