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Le parti au pouvoir en Afrique du Sud dénonce les meurtres de femmes et d'enfants

French.xinhuanet.com   2017-05-20 00:46:24      

LE CAP, 19 mai (Xinhua) -- Le Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud, a exprimé jeudi ses vives préoccupations concernant la recrudescence de meurtres de femmes et d'enfants dans le pays.

C'est avec beaucoup de préoccupations que l'ANC a observé la multiplication des signalements de femmes, jeunes pour la plupart, décédées de mort violente de la main de leurs partenaires intimes, a déclaré le parti dans un communiqué.

"Ces actes insensés et barbares doivent être condamnés par tous les membres de la société et ils sont un affront à notre engagement collectif de bâtir une société dans laquelle toutes les personnes sont et se sentent en sécurité", a déclaré le parti.

L'ANC a appelé la police sud-africaine à ne ménager aucune peine pour retrouver et traduire en justice les auteurs de ces crimes ignobles.

"La société a la responsabilité de s'assurer que les plus vulnérables soient protégés à tout moment. Nous appelons en particulier les hommes à condamner et à s'organiser contre ce fléau qui nous prive de nos mères et de nos sœurs, la fierté de notre nation", a déclaré le porte-parole national de l'ANC, Zizi Kodwa.

Jeudi également, le président Jacob Zuma s'est rendu en visite dans la famille de Courtney Pieters, un enfant de trois ans qui a été violé et tué par un ami de la famille au Cap plus tôt ce mois-ci.

"J'ai personnellement transmis nos plus sincères condoléances, de la part du gouvernement, à la famille Pieters", a déclaré M. Zuma.

Le président s'est dit choqué et a condamné les éléments criminels de la société qui commettent des actes atroces de violence et de meurtre à l'égard des femmes et des enfants.

Le meurtre de la jeune Pieters "souligne que quelque chose ne va pas fondamentalement dans une société où quelqu'un peut faire ça à un enfant", a dit M. Zuma.

M. Zuma a rendu visite à la famille Pieters pour lui apporter son soutien et contribuer à une prise de conscience sur la nécessité de mettre fin au fléau que sont les agressions contre des femmes et des enfants, a déclaré le porte-parole présidentiel, Bongani Ngqulunga.

Peu avant le meurtre de Courtney Pieters, la nation était déjà choquée par la mort de Karabo Mokoena, une jeune adolescente qui a été tuée par son petit ami à Johannesburg en avril dernier suite à une querelle violente.

L'Afrique du sud compte les taux les plus élevés au monde de viols et de meurtres de femmes.

Selon les statistiques, une femme est tuée toutes les huit heures en Afrique du Sud. Plus de 1.000 femmes sont tuées par un partenaire intime chaque année.

L'homicide de femmes par leur partenaire intime constitue la forme la plus grave de violence domestique, et la première cause de mortalité des femmes en Afrique du Sud.

Une étude du Conseil de la recherche médicale d'Afrique du Sud montre que la majorité des homicides touchant des femmes restent impunis, car moins de 38% de ces homicides ont été sanctionnés par une condamnation en moins de deux ans.

french.xinhuanet.com

Le parti au pouvoir en Afrique du Sud dénonce les meurtres de femmes et d'enfants

Publié le 2017-05-20 à 00:46 | french.xinhuanet.com

LE CAP, 19 mai (Xinhua) -- Le Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud, a exprimé jeudi ses vives préoccupations concernant la recrudescence de meurtres de femmes et d'enfants dans le pays.

C'est avec beaucoup de préoccupations que l'ANC a observé la multiplication des signalements de femmes, jeunes pour la plupart, décédées de mort violente de la main de leurs partenaires intimes, a déclaré le parti dans un communiqué.

"Ces actes insensés et barbares doivent être condamnés par tous les membres de la société et ils sont un affront à notre engagement collectif de bâtir une société dans laquelle toutes les personnes sont et se sentent en sécurité", a déclaré le parti.

L'ANC a appelé la police sud-africaine à ne ménager aucune peine pour retrouver et traduire en justice les auteurs de ces crimes ignobles.

"La société a la responsabilité de s'assurer que les plus vulnérables soient protégés à tout moment. Nous appelons en particulier les hommes à condamner et à s'organiser contre ce fléau qui nous prive de nos mères et de nos sœurs, la fierté de notre nation", a déclaré le porte-parole national de l'ANC, Zizi Kodwa.

Jeudi également, le président Jacob Zuma s'est rendu en visite dans la famille de Courtney Pieters, un enfant de trois ans qui a été violé et tué par un ami de la famille au Cap plus tôt ce mois-ci.

"J'ai personnellement transmis nos plus sincères condoléances, de la part du gouvernement, à la famille Pieters", a déclaré M. Zuma.

Le président s'est dit choqué et a condamné les éléments criminels de la société qui commettent des actes atroces de violence et de meurtre à l'égard des femmes et des enfants.

Le meurtre de la jeune Pieters "souligne que quelque chose ne va pas fondamentalement dans une société où quelqu'un peut faire ça à un enfant", a dit M. Zuma.

M. Zuma a rendu visite à la famille Pieters pour lui apporter son soutien et contribuer à une prise de conscience sur la nécessité de mettre fin au fléau que sont les agressions contre des femmes et des enfants, a déclaré le porte-parole présidentiel, Bongani Ngqulunga.

Peu avant le meurtre de Courtney Pieters, la nation était déjà choquée par la mort de Karabo Mokoena, une jeune adolescente qui a été tuée par son petit ami à Johannesburg en avril dernier suite à une querelle violente.

L'Afrique du sud compte les taux les plus élevés au monde de viols et de meurtres de femmes.

Selon les statistiques, une femme est tuée toutes les huit heures en Afrique du Sud. Plus de 1.000 femmes sont tuées par un partenaire intime chaque année.

L'homicide de femmes par leur partenaire intime constitue la forme la plus grave de violence domestique, et la première cause de mortalité des femmes en Afrique du Sud.

Une étude du Conseil de la recherche médicale d'Afrique du Sud montre que la majorité des homicides touchant des femmes restent impunis, car moins de 38% de ces homicides ont été sanctionnés par une condamnation en moins de deux ans.

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