La COP de Marrakech sera le trait d'union entre décision et action, selon la présidence marocaine de la COP22 (SYNTHESE)
Publié le 2016-10-19 à 02:55 | french.xinhuanet.com
MARRAKECH, 18 octobre (Xinhua) -- Intervenant à l'ouverture de la rencontre ministérielle Pré-COP, destiné à finaliser la préparation de la 22ème Conférence des parties (COP22) de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération et président de la COP22, Salaheddine Mezouar, a affirmé, mardi dans la ville marocaine de Marrakech (sud) que la COP22 sera le trait d'union entre décision et action, signalant que l'entrée en vigueur rapide de l'Accord, bien que souhaitable, n'est pas une fin en soi mais seulement le prélude à sa mise en œuvre concrète.
Egalement présente à la rencontre, la ministre française de l'Environnement et présidente de la COP21, Ségolène Royal a affirmé que "tous les éléments sont en place pour une COP22 réussie à Marrakech".
De son côté, la secrétaire exécutive de la CCNUCC, Patricia Espinosa, s'est félicitée des progrès acquis ces dernières semaines : "La première rencontre des Parties à l'Accord de Paris (CMA1) se tiendra à Marrakech pendant la COP22", a-t-elle déclaré.
A noter que cette rencontre de deux jours, vise à discuter de la convocation, à Marrakech durant la COP22, de la Conférence des parties au CMA1, de l'élaboration du règlement de l'accord de Paris, des moyens de mise en œuvre de ce dernier, des sujets liés à l'Agenda pré-2020 et de l'Agenda de l'Action élaboré par la ministre marocaine chargée de l'environnement Hakima El Haite (COP 22) et l'ambassadrice pour les négociations climatiques, Laurence Tubiana (COP21).
L'ouverture de cette rencontre préparatoire est marquée par la participation d'environ 400 personnes, en particulier des ministres issus de 80 pays.
A signaler que toujours à Marrakech, en amont de la rencontre Pré-COP, s'est tenue lundi une Pré-COP de la société civile où ont été organisés des débats entre représentants des groupes observateurs constitutifs de la CCNUCC (entreprises, environnement, gouvernements locaux, peuples autochtones, syndicats, femmes, jeunes, fermiers et agriculteurs).
Marrakech a aussi abrité, lundi, les travaux de la 23ème réunion sur le changement climatique des ministres des BASIC (Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine). A l'issue de ces travaux, les participants ont salué la proposition de la Chine d'accueillir la 24ème réunion ministérielle.
Dans une déclaration conjointe, les ministres des BASIC ont également affirmé que les pays développés devraient fournir des ressources financières et assurer le développement et le transfert technologique, ainsi qu'un soutien pour le renforcement des capacités aux pays en développement et ce pour une mise en œuvre efficace des dispositions de l'Accord de Paris.
En sus, la COP22 doit entamer l'examen obligatoire des informations à fournir par les pays développés sur les ressources financières publiques, dans le cadre de leurs communications biennales de soutien indicatif sur le financement climatique pour les pays en développement, ont-ils estimé.
Un appel a été lancé, à cet effet, pour une plus grande clarté et des méthodologies solides, à élaborer dans le cadre de la Convention, afin d'identifier et de suivre le financement climatique mis à disposition par les pays développés.
Les ministres ont aussi plaidé pour un soutien aux pays en développement en vue d'une mise en œuvre efficace de leurs actions d'atténuation et d'adaptation grâce à l'accélération des travaux sur le nouveau Cadre Technologique et le Mécanisme Technologique.
