Disparition vol MS804 : aucune hypothèse ne peut être écartée (Manuel Valls)
Publié le 2016-05-19 à 18:20 | french.xinhuanet.com
PARIS, 19 mai (Xinhua) -- Le Premier ministre français Manuel Valls a déclaré jeudi qu'aucune hypothèse ne peut être écartée sur les causes de la disparition de l'Airbus A320 qui a disparu dans la nuit de mercredi à jeudi au-dessus de la Méditerranée alors qu'il reliait Paris au Caire.
"Aucune hypothèse à ce stade ne peut être écartée sur les causes de cette disparition", a indiqué jeudi matin le chef du gouvernement français sur RTL.
"Les informations remontent progressivement. Il faut être prudent. Le centre de crise du ministère des Affaires étrangères a été immédiatement activé afin de récupérer notamment la liste des passagers", a expliqué le Premier ministre.
Aéroports de Paris "a activé sa propre cellule de crise et met en œuvre la procédure d'accueil des familles qui vont arriver progressivement pour avoir des informations", a-t-il poursuivi.
"Nous sommes en contact étroit avec les autorités civiles et militaires égyptiennes" et "les autorités égyptiennes ont déjà dépêché sur place des équipes de reconnaissance aérienne", a fait savoir M. Valls, précisant que la France était prête à en faire de même si les autorités égyptiennes en faisaient la demande.
"Le plus important, au-delà de savoir les causes de cette disparition, c'est d'accueillir maintenant les familles de toutes les victimes", a conclu le Premier ministre.
Le vol MS804, affrété par EgyptAir, avait décollé de Paris mercredi à 23h09, avec 56 passagers, dont 15 Français et dix membres d'équipage à bord, avant de disparaître des écrans radar jeudi à 2h30 et de s'abîmer en Méditerranée, à 240 kilomètres au sud de l'île grecque de Karpathos, rapporte jeudi matin la presse française.
D'après le journal Le Monde, il y avait parmi les passagers 30 Egyptiens, 15 Français, deux Irakiens, un Britannique, un Belge, un Koweïtien, un Saoudien, un Soudanais, un Tchadien, un Portugais, un Algérien et un Canadien.
La chaîne d'information BFM TV indiquait jeudi matin sur son site Internet qu'"une enquête a été ouverte à Paris et confiée à la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens".
Par ailleurs, les autorités grecques ont ouvert une enquête pour vérifier la véracité du témoignage du capitaine d'un navire marchand qui a déclaré avoir aperçu une flamme dans le ciel, à 240 km au sud de l'île grecque de Karpathos, note la presse française.
Enfin, l'Elysée a fait savoir jeudi matin que "le président de la République (François Hollande) s'est entretenu avec le président égyptien Sissi (Abdel Fatah al-Sissi)" et qu'"ils sont convenus de coopérer étroitement pour établir le plus vite possible les circonstances de cette disparition".