Accord-UE: "La Turquie a rempli tous ses engagements", affirme le Premier Ministre turc

Publié le 2016-04-20 à 01:12 | french.xinhuanet.com

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STRASBOURG, 19 avril (Xinhua) -- Le Premier Ministre turc Ahmet Davutoglu a défendu mardi, à Strasbourg, devant les représentants des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe (CoE), le travail entrepris par Ankara pour mettre en oeuvre l'accord migratoire controversé conclu entre son pays et l'Union européenne (UE), laissant entendre que les pays européens n'avaient pas assumé leurs responsabilités au sujet du partage des charges des réfugiés syriens.

"La Turquie a rempli tous ses engagements", a affirmé le Premier Ministre turc lors d'un long discours devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) réunie pour la session de printemps - dont la Turquie fait partie, en précisant que le nombre de passages de migrants de Turquie vers la Grèce (était) est tombé à "soixante, voire aucun individu par jour".

"Toutes les dispositions ont été mises en œuvre", a ajouté le chef du gouvernement turc. "Il n'y a pas de problème", a-t-il soutenu, tout en ajoutant : "La Turquie pourrait parler de difficultés car les trois milliards d'euros prévus pour les réfugiés syriens arrivant en Turquie ne sont toujours pas entre nos mains".

Dans le cadre du compromis trouvé le 18 mars entre Ankara et l'UE, Bruxelles a promis une enveloppe de 3 milliards d'euros (en plus de celle d'un même motant déjà arrêtée).

L'accord prévoit le renvoi vers la Turquie des migrants arrivés illégalement sur les îles grecques, y compris les demandeurs d'asile. En contrepartie, pour chaque Syrien renvoyé en Turquie, l'UE doit en "réinstaller" un autre depuis la Turquie.

"Je n'attends pas d'être apprécié lorsque j'explique ce que nous avons fait et ce que nous ferons. J'attire l'attention de l'opinion publique internationale", a encore déclaré Ahmet Davutoglu.

L'accord du 18 mars prévoit par ailleurs l'accélération du processus de négociation d'adhésion à l'UE, ouvert en 2005. Il est le "moteur de notre relation", a dit le Premier ministre turc.

Concernant l'exemption de visa pour les ressortissants turcs qui veulent se rendre dans l'UE - autre volet de l'accord faisant l'objet de controverse chez les Européens - Ahmet Davutoglu n'a pas fait de déclaration.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, avait prévenu lundi que la Turquie annulerait ses engagements pour régler la crise des migrants si les contreparties de l'accord, dont la suppression des visas, n'étaient pas respectées.

Mardi matin, à Strasbourg, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, avait assuré l'APCE que Bruxelles ne supprimerait les visas pour les ressortissants turcs que si Ankara respecte les critères définis pour tous les pays tiers.

Alors que le Premier ministre Davutoglu s'exprimait mardi midi devant le Conseil de l'Europe à Strasbourg, le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé, lors d'un discours à Ankara, que "l'Union européenne a plus besoin de la Turquie" que l'inverse en dénonçant un rapport "provocateur" du Parlement européen publié la semaine dernière.

Lire aussi :

La question de l'adhésion de la Turquie à l'UE ne doit pas interférer avec l'accord sur la migration, estime le PE

STRASBOURG, 14 avril (Xinhua) -- "La coopération UE-Turquie en matière de migration ne devrait pas être liée au calendrier, au contenu et aux conditions du processus de négociation" d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne (UE), a déclaré, dans une résolution votée jeudi, le Parlement européen (PE) réuni en session plénière à Strasbourg.

L'accord entre l'UE et la Turquie sème le trouble au Parlement européen (PAPIER GENERAL)

STRASBOURG, 13 avril (Xinhua) -- Réuni en session plénière à Strasbourg, le Parlement européen (PE) a débattu vivement et longuement, mercredi, en présence du Président du Conseil européen et de son homologue de la Commission européenne, des enjeux, des modalités et du financement de l'accord conclu entre Bruxelles et Ankara en vue de faire face à la crise migratoire.

french.xinhuanet.com

Accord-UE: "La Turquie a rempli tous ses engagements", affirme le Premier Ministre turc

Publié le 2016-04-20 à 01:12 | french.xinhuanet.com

STRASBOURG, 19 avril (Xinhua) -- Le Premier Ministre turc Ahmet Davutoglu a défendu mardi, à Strasbourg, devant les représentants des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe (CoE), le travail entrepris par Ankara pour mettre en oeuvre l'accord migratoire controversé conclu entre son pays et l'Union européenne (UE), laissant entendre que les pays européens n'avaient pas assumé leurs responsabilités au sujet du partage des charges des réfugiés syriens.

"La Turquie a rempli tous ses engagements", a affirmé le Premier Ministre turc lors d'un long discours devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) réunie pour la session de printemps - dont la Turquie fait partie, en précisant que le nombre de passages de migrants de Turquie vers la Grèce (était) est tombé à "soixante, voire aucun individu par jour".

"Toutes les dispositions ont été mises en œuvre", a ajouté le chef du gouvernement turc. "Il n'y a pas de problème", a-t-il soutenu, tout en ajoutant : "La Turquie pourrait parler de difficultés car les trois milliards d'euros prévus pour les réfugiés syriens arrivant en Turquie ne sont toujours pas entre nos mains".

Dans le cadre du compromis trouvé le 18 mars entre Ankara et l'UE, Bruxelles a promis une enveloppe de 3 milliards d'euros (en plus de celle d'un même motant déjà arrêtée).

L'accord prévoit le renvoi vers la Turquie des migrants arrivés illégalement sur les îles grecques, y compris les demandeurs d'asile. En contrepartie, pour chaque Syrien renvoyé en Turquie, l'UE doit en "réinstaller" un autre depuis la Turquie.

"Je n'attends pas d'être apprécié lorsque j'explique ce que nous avons fait et ce que nous ferons. J'attire l'attention de l'opinion publique internationale", a encore déclaré Ahmet Davutoglu.

L'accord du 18 mars prévoit par ailleurs l'accélération du processus de négociation d'adhésion à l'UE, ouvert en 2005. Il est le "moteur de notre relation", a dit le Premier ministre turc.

Concernant l'exemption de visa pour les ressortissants turcs qui veulent se rendre dans l'UE - autre volet de l'accord faisant l'objet de controverse chez les Européens - Ahmet Davutoglu n'a pas fait de déclaration.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, avait prévenu lundi que la Turquie annulerait ses engagements pour régler la crise des migrants si les contreparties de l'accord, dont la suppression des visas, n'étaient pas respectées.

Mardi matin, à Strasbourg, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, avait assuré l'APCE que Bruxelles ne supprimerait les visas pour les ressortissants turcs que si Ankara respecte les critères définis pour tous les pays tiers.

Alors que le Premier ministre Davutoglu s'exprimait mardi midi devant le Conseil de l'Europe à Strasbourg, le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé, lors d'un discours à Ankara, que "l'Union européenne a plus besoin de la Turquie" que l'inverse en dénonçant un rapport "provocateur" du Parlement européen publié la semaine dernière.

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STRASBOURG, 13 avril (Xinhua) -- Réuni en session plénière à Strasbourg, le Parlement européen (PE) a débattu vivement et longuement, mercredi, en présence du Président du Conseil européen et de son homologue de la Commission européenne, des enjeux, des modalités et du financement de l'accord conclu entre Bruxelles et Ankara en vue de faire face à la crise migratoire.

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