
Un mémorial pour "les femmes de réconfort" pendant la Deuxième Guerre Mondiale a ouvert ses portes le 1er décembre au public dans la province du Jiangsu, dans l'est de la Chine. (Photo Xinhua/Li Xiang)
BEIJING, 28 décembre (Xinhua) -- La Chine a réagi, lundi, à l'accord atteint entre le Japon et la République de Corée sur l'esclavage sexuel de femmes coréennes, durant la Seconde Guerre mondiale, appelant le Japon à traiter les questions historiques de manière responsable.
Le Premier ministre Shinzo Abe "a exprimé ses excuses et ses remords sincères à tous ceux souffrant de douleurs physiques et psychologiques difficiles à soigner", a déclaré le ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida, lors d'une conférence de presse conjointe tenue à Séoul avec son homologue de la République de Corée, Yun Byung-se, à l'issue de négociations sur cette question épineuse.

Le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Yun Byung-se (droite) et son homologue japonais Fumio Kishida lors d'une conférence de presse à Séoul en Corée du Sud, le 28 décembre 2015. (Photo Xinhua/Newsis)
Le recrutement forcé des "femmes de réconfort" représente un grave crime contre l'humanité commis par le militarisme japonais durant la Seconde Guerre mondiale concernant les peuples d'Asie et d'autres pays victimes, a souligné le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang, lors d'une conférence de presse quotidienne.
"La Chine a toujours mis en avant le fait que le Japon devait regarder bien en face son agression historique et réfléchir à celle-ci, et traiter les questions relatives de manière responsable", a indiqué M. Lu.
L'accord peut être considéré comme un progrès dans les relations Séoul-Tokyo, alors que cette question avait rendu leurs relations tendues depuis des décennies. Il s'agit de la première fois que le gouvernement japonais reconnaît "officiellement" sa responsabilité pour un crime de guerre.