La crise des réfugiés met en cause la raison d'être et le fonctionnement de l'Europe (Laurent Fabius)

Publié le 2015-09-22 à 19:15 | french.xinhuanet.com

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PARIS, 22 septembre (Xinhua) -- Dans un entretien à plusieurs journaux européens mardi, dont Le Figaro, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, estime que la crise des réfugiés met en cause la raison d'être et le fonctionnement de l'Europe, mettant en garde contre un risque de "délitement".

"L'Europe a connu d'autres crises. Mais là, d'une certaine façon, c'est sa raison d'être et son fonctionnement même qui sont en cause", et "l'afflux brutal des réfugiés et des migrants a déséquilibré tout le système" Schengen, a indiqué le chef de la diplomatie française dans son entretien aux quotidiens français Le Figaro, suisse La Tribune de Genève, espagnol El Pais, italien La Repubblica et belge Le Soir.

"Il faut à la fois mettre en place des centres d'accueil et d'identification ('hotspots') dans les pays de première entrée, organiser un système de répartition équitable, aider les pays hors de l'Union qui sont en première ligne (Turquie, Jordanie, Liban) et rechercher activement une solution politique et militaire au Levant", a préconisé M. Fabius.

"Si on n'agit pas vite, les risques d'explosion sont réels et considérables, et les conséquences seront de tous ordres", a-t-il prévenu.

"Il faut avoir l'honnêteté de dire qu'au-delà de la solidarité nécessaire envers les réfugiés, on ne pourra pas avoir les portes grandes ouvertes à tous les migrants économiques", a encore souligné le ministre, mettant en garde contre "un chaos, un délitement, une extrémisation, y compris dans les esprits, et des conséquences lourdes pour l'Europe sur tous les plans".

Les 28 Etats membres de l'Union européenne (UE) doivent encore trouver un accord sur le plan de répartition de 120.000 réfugiés proposé par la Commission européenne afin de soulager les pays de l'UE situés aux frontières de l'Europe, tels que l'Italie, la Grèce et la Hongrie, qui sont confrontés à un afflux sans précédent de demandeurs d'asile.

Si une majorité des pays de l'UE est favorable à cette mesure d'urgence, plusieurs pays comme la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque y demeurent opposés.

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La crise des réfugiés met en cause la raison d'être et le fonctionnement de l'Europe (Laurent Fabius)

Publié le 2015-09-22 à 19:15 | french.xinhuanet.com

PARIS, 22 septembre (Xinhua) -- Dans un entretien à plusieurs journaux européens mardi, dont Le Figaro, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, estime que la crise des réfugiés met en cause la raison d'être et le fonctionnement de l'Europe, mettant en garde contre un risque de "délitement".

"L'Europe a connu d'autres crises. Mais là, d'une certaine façon, c'est sa raison d'être et son fonctionnement même qui sont en cause", et "l'afflux brutal des réfugiés et des migrants a déséquilibré tout le système" Schengen, a indiqué le chef de la diplomatie française dans son entretien aux quotidiens français Le Figaro, suisse La Tribune de Genève, espagnol El Pais, italien La Repubblica et belge Le Soir.

"Il faut à la fois mettre en place des centres d'accueil et d'identification ('hotspots') dans les pays de première entrée, organiser un système de répartition équitable, aider les pays hors de l'Union qui sont en première ligne (Turquie, Jordanie, Liban) et rechercher activement une solution politique et militaire au Levant", a préconisé M. Fabius.

"Si on n'agit pas vite, les risques d'explosion sont réels et considérables, et les conséquences seront de tous ordres", a-t-il prévenu.

"Il faut avoir l'honnêteté de dire qu'au-delà de la solidarité nécessaire envers les réfugiés, on ne pourra pas avoir les portes grandes ouvertes à tous les migrants économiques", a encore souligné le ministre, mettant en garde contre "un chaos, un délitement, une extrémisation, y compris dans les esprits, et des conséquences lourdes pour l'Europe sur tous les plans".

Les 28 Etats membres de l'Union européenne (UE) doivent encore trouver un accord sur le plan de répartition de 120.000 réfugiés proposé par la Commission européenne afin de soulager les pays de l'UE situés aux frontières de l'Europe, tels que l'Italie, la Grèce et la Hongrie, qui sont confrontés à un afflux sans précédent de demandeurs d'asile.

Si une majorité des pays de l'UE est favorable à cette mesure d'urgence, plusieurs pays comme la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque y demeurent opposés.

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